Iran Manif - Le premier slogan des travailleurs en Iran est « la sécurité d'abord, le travail ensuite », un mot d'ordre urgent qui se retrouve partout tant les accidents mortels du travail sont nombreux dans ce pays.

A titre d'exemple, deux ouvriers de l'usine de carton Pars-Cellulose dans la ville de Fariman ont été tués par des émanations de gaz.

A Machad, un homme de 60 ans qui travaillait dans la construction d'un bâtiment est tombé d'un échafaudage et s'est tué. 

A Téhéran, on déplore la mort de 238 ouvriers d'avril à septembre 2016 (période correspondant aux six premiers mois de l'année 1395 iranienne). 

Dans la province d'Azerbaïdjan de l'Est, 64 ouvriers ont trouvé la mort sur leur lieu de travail d'avril 2016 à janvier 2017 et 1083 autres ont été blessés. 

Au Lorestan dans l'ouest de l'Iran, 59 ouvriers ont été tués d'avril à septembre 2016, où on note une augmentation de 55% des décès en raison d'accidents du travail.

Quelque 800 ouvriers du bâtiment sont morts en Iran d'avril à septembre 2016.

Cette liste est loin d'être exhaustive. L'Iran des mollahs se place en tête des pays en termes d'accidents du travail. Selon les chiffres officiels, chaque année 15.000 personnes en sont victimes, soit plus de 41 accidents au quotidien, avec une moyenne de 5 ou 6 morts par jour. 

Bien qu'obtenir des chiffres exacts sous la dictature en Iran relève de l'exploit, on sait qu'environ 2000 ouvriers ont perdu la vie l'an dernier dans des accidents du travail, dont 1200 ouvriers du bâtiment, soit 60% des victimes.

Le quotidien officiel "Jahan Sanat" (le monde de l'industrie) écrit que 6 fois plus de personnes meurent des suites de maladies professionnelles en Iran. On peut imaginer sans peine le nombre de familles touchées par ce fléau, réduites à la misère sans la moindre assurance sociale ni aide de l'Etat.