The Media Express, 6 janvier - Le 4 janvier 2017 en Iran, Ali Moezzi a été transféré de la prison de Gohardacht vers un lieu inconnu. On craint que ce prisonnier politique ne soit en danger et la Résistance iranienne a appelé toutes les organisations internationales des droits humains, en particulier le Haut-Commissariat aux droits humains de l'ONU et le Rapporteur spécial sur la situation des droits humains en Iran à prendre des mesures urgentes.

Des campagnes ont été lancées des médias sociaux sous le hashtag #SaveAliMoezzi. Ses filles, Forough et Hejrat Moezzi, ont écrit aux Nations Unies pour faire part de leur inquiétude quant à son bien-être. "Il a terminé de purger sa peine et devait être bientôt libéré, mais nous avons entendu parler aujourd'hui d'une nouvelle opération contre lui. Après une visite familiale en prison ce matin, des agents de renseignement l'ont soudain emmené dans un lieu inconnu sans donner en donner la moindre nouvelle jusqu'à présent ", ont déclaré les sœurs Moezzi. "Nous sommes très inquiètes car il s'agit d'une conspiration des agents du renseignement et sa vie est en danger. Ce n'est pas la première fois que le régime iranien tente de tuer en secret des prisonniers politiques".

Ali Moezzi est un détenu politique qui souffre du cancer et qui est privé de soins, selon sa famille. Moezzi est un partisan de l'Organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI) et a déjà été emprisonné dans les années 1980. Il est également père de deux membres de l'OMPI. Il a été arrêté pour la dernière fois en 2011. Moezzi a ensuite été condamné à une année supplémentaire de prison en décembre 2015, alors que son peine était finie.

Moezzi a été placé en isolement cellulaire à plusieurs reprises et a subi des tortures. En retournant dans sa section après sa visite familiale mercredi, il a été transféré et il n'y a aucune information sur où il trouve. La famille et les autres membres de la Résistance craignent qu'il ne soit exécuté si on ne le retrouve pas bientôt.

Le régime iranien est connu pour avoir forgé de nouveaux dossiers judiciaires contre des prisonniers politiques une fois leurs peines terminées. Cette tactique est utilisée pour s'abstenir de laisser repartir ces prisonniers dans la population iranienne, où ils peuvent reprendre leurs activités contre le régime.

Un autre prisonnier politique, Saleh Kohandel, est sur le point d'être libéré, mais a été transféré au service du ministère du renseignement. Les autorités ont menacé de ne pas le libérer, mais si c'est le cas, il ne sera pas autorisé à parler en public et sera arrêté s'il ne respecte pas ces conditions.

Les appels lancés à la communauté internationale ont attiré l'attention sur la situation critique de ces prisonniers politiques, en particulier leurs longues peines sans procès équitable et les mauvais traitements qu'ils subissent en prison. À maintes reprises, des preuves ont montré que les services de renseignement sont impliqués dans la répression de ces individus.

Le régime iranien a également continué à utiliser les exécutions, envoyant 7 prisonniers à la potence dans les premiers jours de 2017. Ces exécutions ont été menées dans les prisons de Karaj et Ghazvine.

«Sous les mollahs, il n'y a pas de respect des droits humains », a déclaré Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, lors d'une conférence en décembre 2016, centrée sur la vague d'exécutions iraniennes. Pour la communauté mondiale et l'Union européenne, malheureusement, les droits de l'homme en Iran sont victimes de la diplomatie et du commerce a-t-elle ajouté. Sous le régime du régime iranien, chaque article de la Déclaration universelle des droits de l'homme a été violé. Le droit à la vie, le droit à la liberté, le droit à la sécurité, le droit à la protection contre la torture et les arrestations arbitraires, le droit à la liberté de religion et de foi.

Mme Radjavi s'est référé au massacre de 1988 et a rappelé que certains de ses auteurs sont maintenant des dirigeants et hauts fonctionnaires du régime. Ces dirigeants continuent de gouverner par la peur et d'opprimer les voix de ceux qui ne sont pas d'accord avec leurs politiques et procédures, en utilisant les exécutions comme leur dissuasion finale. Pour aider ces prisonniers politiques, il est essentiel de faire connaître leur histoire à l'opinion publique internationale et aux gouvernements d'agir en leur nom auprès du régime iranien.