Alarabiya.net, 26 avril 2017 - Le candidat à la présidence iranienne Ebrahim Raïssi a approuvé l'exécution de milliers de prisonniers en 1988, alors qu'il était membre de la commission de la mort qui avait pour tâche d'éliminer les prisonniers politiques qui s'opposaient au régime.

Selon l'opposition iranienne, les autorités ont exécuté entre 3.500 et 15.000 prisonniers politiques en 1988. La majorité des victimes étaient membres des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI).

Raïssi, 56 ans, entretient de solides relations avec les gardiens de la révolution iraniens, les organes de sécurité et l'autorité judiciaire. Il bénéficie également du soutien du guide suprême iranien. Cependant, sa popularité dans l'opinion publique iranienne est faible principalement en raison de son affiliation à la commission de la mort.

Il est actuellement membre de l'Assemblée des experts, adjoint général au tribunal spécial du clergé et nommé Gardien d'Astan Qods Razavi, une fondation de bienfaisance autonome à Machad.

Le site d'une campagne de défense des droits humains en Iran a dénoncé l'approbation reçue par Raïssi pour sa candidature à la présidence, l'accusant de crimes contre l'humanité.