Iran Manif - Plongée depuis 38 ans dans une culture intégriste qui promeut la mort, le deuil, la violence et les discriminations, la société en Iran fait face à la dépression et à des vagues de suicide. C'est un phénomène qui touche toutes les couches sociale et qui ne cesse de prendre de l'ampleur.  

Le 14 septembre, Asra Rezai, une ado de 16 ans s'est pendue à Saqez (Kurdistan d'Iran). Selon les agences officielles en Iran le 13 septembre, en un seul jour sept jeunes, filles et garçons, se sont suicidés à Téhéran, Massal, Saqez et Nahavand. Le 11 septemmbre, Abdolsalam Khoshaman, un étudiant kurde de 28 ans expulsé de la fac de médecine après cinq années d'études et interdit de poursuivre ses études, s'est pendu en signe de protestation contre cette injustice. Le 9 septembre, un soldat s'est suicidé à la garnison de Saghez pour protester contre "les chatiments excessifs du commandant". 

Selon des rapports offciels datés de 2013, six personnes sur 100.000 se suicident chaque année en Iran (agence Ilna, 26 avril 2015), soit pas moins de 5100 suicides en 2013. La plupart de ces drames se sont déroulés dans les régions défavorisées de l'ouest et du sud de l'Iran. 

Selon les médias officiels, le taux de suicide des femmes est le double de celui des hommes, en raison de la politique hostile aux femmes menée par les mollah avec des lois répressives, la ségrégation sexuelle et les discriminations. Dans leur malheur, les victimes choisissent la forme la plus douloureuse en s'immolant par le feu : 40%  des suicidées. L'Iran trône actuellement au premier rang du taux d'immolation par le feu des femmes au Moyen-Orient  (magazine Jahan-e Sanat, du 4 juin 2015).