Iran Manif - Depuis l'arrivée des mollahs au pouvoir en Iran, la situation des femmes est véritablement choquante. C'est une des pages les plus honteuses du bilan de cette dictature intégriste.

 

Le régime des mollahs considère les femmes comme des citoyens de seconde catégorie. Elles sont soumises à un apartheid sexuel, à des discriminations et à une ségrégation sexuelle. Cette théocratie prive les femmes de leur l'identité humaine.

La Constitution des mollahs impose un statut de seconde classe aux Iraniennes de la manière la plus flagrante et toutes les factions de ce régime prêtent constamment allégeance à ce texte par conviction et y adhèrent dans la pratique. 

Il est vrai que les mollahs ne se conforment qu’à très peu de principes internationalement reconnus du monde moderne. Il se moque ouvertement des conventions internationales. Et quand on en vient aux femmes, ils sont inqualifiables. Les mollahs ont même refusé de signer la convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes. Les lois des mollahs sont remplies d'articles qui renforcent leur statut de citoyenne de deuxième zone, comme une race damnée sous l’apartheid.

La vie de famille : un centre de torture

Le despotisme religieux a fait de la vie de famille un centre de torture et d'humiliation. Non seulement les femmes en Iran doivent faire face à des discriminations légales, mais elles doivent aussi subir un processus de destruction graduelle de la personnalité.  Les hommes peuvent divorcer comme bon leur semble, la garde des enfants revient au père. Le père et le grand-père paternel ont le droit de tutelle sur les enfants et peuvent même donner en mariage une fillette à un homme. La fillette qui est marié de cette manière n'a pas le droit de protester, même après avoir atteint l'âge adulte. 

Pour comprendre cette catastrophe en Iran, il suffit d'examiner le bilan du régime. Comparons le traitement que les mollahs réservent aux femmes à celui de n'importe quelle autre dictature. Où dans le monde et sous quelle dictature avez-vous vu autant d'exécutions, de torturer et de massacre de femmes ? Où avez-vous entendu parler de l'exécution de centaines de femmes, même de femmes enceintes, d’adolescente et de femmes âgées de 70 ans ?

Au lendemain du 20 juin 1981, lorsque Khomeiny a ordonné à ses forces d'ouvrir le feu sur une manifestation pacifique d'un demi-million de Téhéranais pour en faire un bain de sang, le régime a exécuté les adolescentes arrêtées dans le cortège. Il a ensuite publié leurs photos dans les journaux avec une annonce appelant les parents à venir récupérer les corps parce qu’il ne les avait pas identifiées avant leur mise à mort. Les exécutions massives perpétrées par ce régime ont été menées avec une telle hâte qu’il n'a même pas pris le temps d'identifier ses victimes avant de les fusiller.

Le viol des prisonnières est légal

Dans quel pays les juges religieux ont-ils osé promulguer des décrets rendant le viol des prisonnières légales ? Mais les mollahs n'en sont pas restés là. Ils envoient les pasdaran qui ont violé les jeunes filles vers leur famille pour leur annoncer qu'elles ont été violées, puis exécutées. 

Dans les sections spéciales des prisons de femmes, ce que les mollahs appellent les unités résidentielles, les pasdaran et les bourreaux ont le pouvoir absolu de commettre n'importe quel crime contre les détenues. Le viol systématique est un moyen de torture pour briser la résistance. 

Le plus invraisemblable, c’est qu’aux yeux de ces mollahs fascistes si une femme laisse apparaire ses cheveux c'est un péché, mais lorsqu’eux-mêmes violent des prisonnières ou exécute des femmes enceintes après les avoir suppliciées, ça ne pose pas de problème au regard de leur religion. 

Il s’agit de véritables crimes contre l'humanité. La Résistance iranienne mène une campagne pour faire comparaître les dirigeants du régime des mollahs devant un tribunal international. Il serait bon que l'ONU ou d'autres instances forment un tribunal spécial pour les crimes contre les femmes et où les mollahs seraient les premiers à être jugés;

 

 

 

IRAN 
Avril 2017

26 exécutions

(Janvier: 95 exécutions - Février: 52 exécutions - Mars: 45 exécutions - )

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En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions