Iran Manif - Des partis ont été interdits de concourir aux élections législatives de mars, portant un coup à la réconciliation nationale jugée cruciale pour l'avenir de l'Irak. L'organe chargé de purger les éléments baassistes de la société irakienne, le Comité pour la Justice et l'Intégrité, a rayé des listes électorales quatorze partis et personnalités politiques.

Le sunnite Saleh al-Motlaq, chef du Front du dialogue nationale, est visé par cette mesure qu'il a vivement dénoncée. Son parti avait fait alliance avec l'ancien Premier ministre laïc Iyad Allaoui pour le scrutin de mars.

Cette décision prise par un organe non élu porte un coup dur aux efforts de réconciliation poussés par la communauté internationale --notamment les Nations unies et les Etats-Unis-- pour stabiliser l'Irak, dirigé depuis 2003 par un pouvoir chiite après 80 ans de domination sunnite.

La participation de la communauté sunnite aux prochaines législatives de mars 2010 est jugée cruciale après les violences communautaires qui ont fait des dizaines de milliers de morts entre 2006 et 2008.

Empêcher des hommes politiques sunnites de concourir au scrutin "ne va pas aider à la réconciliation", a souligné à l'AFP le député kurde indépendant Mahmoud Othman.Cette histoire a été politisée."

"Il est clair que cette décision est illégale et inconstitutionnelle", a réagi Saleh al-Motlaq lors d'une conférence de presse à Bagdad, soulignant qu'il ferait appel de cette décision devant un tribunal fédéral.

"S'il n'y a pas de pression politique sur le tribunal, nous gagnerons. Nous continuerons à nous battre. Nous ne partirons pas", a-t-il insisté.

Le Comité pour la Justice et l'Intégrité n'a fait aucune annonce officielle pour rendre publique ou expliquer sa décision, ce qui a provoqué dans les rangs de la communauté sunnite des spéculations sur les motifs d'une telle démarche.

Un porte-parole du parti de M. Motlaq a souligné que la décision avait coïncidé avec la visite du ministre des Affaires étrangères iranien à Bagdad, Manouchehr Mottaki, y voyant la preuve de l'implication du pouvoir chiite iranien.

"Il existe des influences régionales, plus particulièrement de l'Iran pour prendre de telles décisions qui visent à troubler le processus électoral irakien", a accusé le porte-parole, Haydar al-Mollah.

(Avec AFP)

IRAN 
Juin 2018

 3 exécutions

(Janvier: 22 exécutions, février: 17 exécutions, mars: 12 exécutions, avril: 33 exécutions, mai: 19 exécutions)

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En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions