Iran Manif - La Commission bancaire du Sénat américain a adopté jeudi un projet de loi permettant au président américain d'utiliser l'arme des sanctions contre l'Iran en cas d'échec de la diplomatie sur le programme nucléaire de Téhéran.

Les sénateurs ont approuvé le texte par 23 voix contre 0.
"Nous avons regardé avec une inquiétude grandissante les activités nucléaires illicites de ce régime, y compris la tromperie au sujet du site secret d'enrichissement d'uranium de Qom", a indiqué le sénateur Christopher Dodd, président de la Commission bancaire.

Parmi les mesures mises en avant, le texte du Sénat interdit les importations de tapis, de pistaches et de caviar iraniens.

Les possibilités de sanctions existantes sur les entreprises étrangères qui ont plus de 20 millions de dollars d'investissement dans le secteur de l'énergie en Iran, sont élargies à toute une série d'institutions financières, à leurs filiales et à des compagnies d'assurances.

Le texte vise implicitement les principaux fournisseurs étrangers de pétrole raffiné dont les Suisses Vitol et Glencore, le Néerlando-suisse Trafigura, le Français Total, le Britannique British Petroleum, ainsi que l'Indien Reliance.

L'Iran est un grand producteur de pétrole, mais doit importer 40% de son essence.

En outre, le projet de loi renforce les mesures existantes de gel des avoirs de personnalités du régime iranien, dont des membres des Gardiens de la révolution.

Il interdit au gouvernement américain de faire affaire avec des compagnies du secteur de l'énergie ou des technologies sensibles, si elles sont également engagées en Iran.

Parallèlement, les sénateurs insistent sur la question des droits de l'homme.

"Je pense que chacun de nous a été profondément choqué de voir le régime iranien réprimer violemment ses propres citoyens pour avoir appelé à des élections justes et ouvertes dans leur pays", a déclaré le sénateur Dodd en faisant allusion aux violences qui ont éclaté après les élections de juin en Iran.

Le texte contient une résolution demandant au président américain de faire pression sur le gouvernement iranien pour qu'il respecte les libertés individuelles de ses citoyens. Il réclame également que le président "identifie" les personnes responsables des violations des droits de l'homme en Iran, afin de leur interdire éventuellement d'entrer sur le territoire américain.

Le vote de la commission sénatoriale intervient au lendemain de celui par la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants d'un texte visant en particulier les importations d'essence iraniennes.

Les deux chambres doivent encore se mettre d'accord sur une version commune de ces mesures.

Les Etats-Unis ont réclamé jeudi que Téhéran apporte une "réponse formelle" à un projet d'accord de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur la fourniture à l'Iran par des pays tiers d'uranium enrichi à partir de carburant iranien.

(AFP)

IRAN 
Avril 2017

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