Iran Manif  - Le Yémen a affirmé mercredi qu'il refusait toute "ingérence" dans ses affaires internes et toute "tutelle" de l'Iran sur la communauté zaïdite yéménite, en réaction à des propos du chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki sur le conflit entre Sanaa et la rébellion chiite.

"En réaction aux déclarations de M. Mottaki, nous assurons que le Yémen refuse catégoriquement toute ingérence dans ses affaires intérieures de la part de quelque partie que ce soit", a affirmé une source du ministère des Affaires étrangères, citée par l'agence de presse officielle Saba.

"Le Yémen rejette également toute tentative de la part d'une partie de se présenter comme tuteur des fils du peuple yéménite", a ajouté le communiqué, faisant vraisemblablement référence à la communauté zaïdite du Yémen, une branche du chiisme.

M. Mottaki a déclaré mercredi que son pays était prêt à "coopérer" avec le gouvernement yéménite pour instaurer la sécurité, après avoir mis en garde la veille les pays de la région contre toute intervention au Yémen où l'armée combat des rebelles zaïdites.

Le communiqué yéménite a assuré que Sanaa "accueillait favorablement les propos de M. Mottaki sur l'appui de l'Iran à l'unité et la stabilité du Yémen".

Mais il souligne que les combats dans le nord du pays "sont une affaire intérieure yéménite", ajoutant que "le Yémen est à même de régler ses problèmes sans intervention ou médiation" extérieures.

Il assure que "l'Etat respecte les chiites comme les autres communautés musulmanes", ajoutant que "le conflit avec les éléments terroristes ne se déroule pas sur une base confessionnelle".

M. Mottaki avait mis en garde mardi les pays de la région contre toute intervention au Yémen, sans toutefois nommer l'Arabie saoudite qui poursuit ses raids aériens contre les rebelles zaïdites dans le nord du Yémen.

Le chef de la diplomatie iranienne avait en outre estimé que le Yémen était confronté à trois problèmes: "Celui du terrorisme (...) avec pour axe Al-Qaïda, qui veut faire du Yémen la plaque tournante de ses actions, les mouvements indépendantistes et les relations entre le gouvernement et les chiites".

Les rebelles appartiennent à la branche zaïdite du chiisme, minoritaire dans l’ensemble du Yémen, mais majoritaire dans la partie nord-ouest du pays.
Contrairement aux chiites d'Irak, d'Iran et du Liban, les zaïdites ne sont pas des chiites duodécimains. Ils vénèrent les cinq premiers imams du chiisme, puis leurs propres imams dont le dernier a été renversé en 1962.

(AFP)

IRAN 
janvier 2018

 9 exécutions

-----------------------------

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions