Iran Manif - Le 12 aout, une délégation de sénateurs américains de haut vol a rencontré à son initiative, la dirigeante de l’opposition iranienne, Maryam Radjavi, à Tirana en Albanie. Les deux étaient en déplacement dans ce pays.

L’Albanie a accueilli en 2016 la  majeure partie des habitants du camp Liberty transférés d’Irak où ils étaient en danger. Il s’agit de réfugiés pas comme les autres puisqu’ils sont membres de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran, l’alternative démocratique à la dictature religieuse en Iran. Et ils ont été accueillis en tant qu’organisation politique dans ce pays généreux. 

Les sénateurs américains, en particulier Roy Blunt, avaient œuvré pendant des années à la sécurité des résistants iraniens et pour assurer leur transfert hors d’Irak en toute sécurité. Il faut dire qu’ils avaient subi de nombreuses attaques à la roquette dans ce camp Liberty et qu’ils étaient sous blocus médical et logistique. Les mollahs iraniens avaient juré d’anéantir leur alternative. Manqué !

Et c’est la raison pour laquelle les sénateurs américains se sont félicités de la réussite du transfert, qui s’était déroulé dans un scénario à faire pâlir les meilleurs films d’action. Roy Blunt l’a même qualifié de victoire pour la Résistance.

Après avoir reçu le sénateur John McCain qui avait lui aussi déployé de nombreux efforts pour ce transfert, Maryam Radjavi a donc reçu  cette délégation, pour la remercier et lui rappeler qu’un changement de régime est nécessaire en Iran et qu’il est à portée de main en raison de la situation intérieur et de l’existence d’une alternative démocratique. Le CNRI dont elle est la présidente élue, dispose d’un programme de longue date, est organisé en parlement en exil et bénéficie d’un vaste soutien dans la population et dans le monde, comme le démontre son rassemblement annuel en région parisienne qui réunit des dizaines de milliers d’Iraniens et de partisans de la résistance venus du monde entier.

Après avoir lancé pendant des années, pratiquement chaque été, des attaques sur les camps d’Achraf et Liberty en faisant des dizaines de morts et de blessés, c’est au tour du régime des mollahs de recevoir des coups politiques. Après une loi de nouvelles sanctions pour violations des droits humains et l’inscription de l’épine dorsale du régime iranien, les pasdaran, sur la liste du terrorisme par les Etats-Unis, les échanges diplomatiques avec la Résistance se succèdent. Le vent du changement souffle sur l’Iran.