Iran Manif - C'est la rentrée scolaire en Iran. Les enfants qui se pressent dans les écoles se retrouvent devant deux énormes problèmes: des classes surpeuplées qui fonctionnent comme les usines en deux équipes, l'une le matin et l'autre l'après-midi.

Et ensuite la vétusté dangereuse des bâtiments qui s'écroulent ou prennent feu régulièrement en ôtant la vie des enfants.

Dans la province de Qom, qui abrite la ville éponyme connue comme la "Rome" des mollahs pour ses nombreux séminaires, on aurait pu s'attendre à une attention prtculière portée par le clergé sur les établissements scolaires. Comme pour le reste du pays, il n'en est rien.

Du coup, sur les 636 écoles de la province, pas moins de 150 sont bonnes pour la casse. Le directeur de la rénovation et du développement des batiments scolaire de l'académie a déclaré à l'agence Isna qu'il fallait les raser et reconstruire à neuf. 

Cependant, ces batiments dangereux continuent d'accueillir des enfants.

"Sur ces 636 écoles, 335 sont solides, à savoir 54% des établissements fonctionnant à une équipe et 46% de ceux à deux équipes. Dans la ville de Qom, plus de 50% des écoles sont à deux équipes, dont 70% pour le primaire. On manque de locaux éducatifs. On aurait besoin de construire 230 établissements scolaires."

Autant dire que les bâtiments qui accueillent les trop nombreux élèves en deux équipes se dégradent deux fois plus vite.