Al-monitor.com, 5 décembre - Dans une interview accordée à Parsineh, un journal iranien en avril dernier, une Iranienne baloutche a relayé certains dangers du code civil actuel iranien. Née dans la pauvreté, elle a dit avoir été mariée à un Afghan à l'âge de 12 ans. Après avoir engendré sept enfants, son conjoint est retourné en Afghanistan, la laissant derrière avec leurs enfants - aucun n'ayant de certificats de naissance. Craignant la déportation, elle vit maintenant dans un abri de montagne éloigné sans eau courante ni électricité.

Selon le code civil en Iran, le mariage d'une Iranienne avec un ressortissant étranger nécessite une autorisation spéciale du ministère des Affaires étrangères. En pratique, cela signifie que les Iraniennes doivent obtenir la permission de se marier avec des musulmans non-iraniens. Le code civil interdit aux musulmanes de se marier avec des non-musulmans. On estime que 70 000 mariages entre Iraniennes et Afghans ne sont pas enregistrés auprès de l'Organisation nationale de l'état-civil. De son côté, le ministère iranien de l'Intérieur a déclaré invalides tous les mariages entre les Iraniennes et les Afghans conclus après 2001.

En revanche, les Iraniens peuvent épouser des musulmanes ou non musulmanes et des Iraniennes ou non Iraniennes sans l'autorisation du ministère des Affaires étrangères. Selon la loi, les enfants nés d'un père iranien - qu'ils résident en Iran ou à l'étranger - sont considérés comme Iraniens. Pendant ce temps, les enfants nés de mères iraniennes ne bénéficient pas automatiquement des droits de citoyenneté automatique, créant une situation compliquée pour les femmes qui épousent des ressortissants étrangers. Les statistiques publiées en 2011 par le Bureau de la nationalité étrangère du gouverneur de Téhéran montrent qu'environ 32 000 enfants en Iran n'ont pas de certificat de naissance parce que leurs pères ne sont pas des citoyens iraniens.

Les Iraniennes vivant à l'étranger peuvent naturellement vouloir y épouser des hommes. Mais sans la permission d'enregistrer l'union, leurs mariages ne seront pas acceptés par la loi en Iran.

Il y a beaucoup de femmes en Iran qui sont mariées à des ressortissants étrangers. Par exemple, de nombreux Afghans vivent depuis longtemps en Iran et sont mariés à des Iraniennes. En raison des complications liées à l'enregistrement de ces mariages avec les autorités, ils ne disposent que des certificats religieux de mariages. Ces mariages non enregistrés ne garantissent aucun droit à la femme et à ses enfants. Ils n'ont pas droit aux actes de naissance et sont donc empêchés d'accéder à de nombreux droits fondamentaux que l'État est tenu de fournir à ses citoyens.

 

 

IRAN 
Avril 2017

26 exécutions

(Janvier: 95 exécutions - Février: 52 exécutions - Mars: 45 exécutions - )

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En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions