Amnesty - Il s'agit notamment de disparitions forcées, d'exécutions extrajudiciaires ou autres homicides illégaux, ainsi que d'actes de torture infligés à des milliers d'hommes et adolescents sunnites.

Un cycle de la violence sans fin

Un homme de Muqdadiya nous a déclaré que son frère Amer, âgé de 22 ans, comptait parmi 100 hommes et adolescents enlevés chez eux en janvier 2016 lorsque les milices des Unités de mobilisation populaire se sont déchaînées en représailles d'un attentat-suicide visant un café chiite de la ville. Les miliciens ont également incendié et détruit des mosquées, des boutiques et des propriétés sunnites.

Des hommes et des adolescents sunnites ont été régulièrement torturés à des postes de contrôle et dans les centres de détention contrôlés par les milices des Unités de mobilisation populaire.

Des tortures et des disparitions forcées

Un étudiant de 20 ans nous a raconté que, le 26 juillet 2016, il fuyait les combats à Chargat lorsqu'il a été arrêté au poste de contrôle d'Asmida, dans la province de Salah al Din. Les hommes qui tenaient le poste – certains en civil et d'autres en uniforme militaire, dont certains portant des insignes des Unités de mobilisation populaire – lui ont immédiatement bandé les yeux et l'ont emmené en voiture.

Ce jeune homme a finalement été libéré sans être inculpé.

On ignore le lieu où se trouvent des milliers d'autres Sunnites, hommes et adolescents, capturés par les milices des Unités de mobilisation populaire, et quel sort leur a été réservé. Des centaines de Sunnites ont été enlevés au seul poste-frontière d'al Razzaza par les Brigades Hezbollah depuis octobre 2014.

Au lieu de glorifier les milices pour leur combat contre les atrocités commises par l'EI, et donc de les encourager, les autorités irakiennes doivent ouvrir les yeux sur les violations systématiques qui avivent les tensions interconfessionnelles.

Il ne suffit pas d’opérer des changements superficiels, tels que le fait de reconnaître les milices comme faisant partie des forces armées ; les autorités irakiennes doivent raffermir leur contrôle sur les milices paramilitaires. Les partenaires internationaux de l'Irak, notamment ceux qui lui fournissent des armes, doivent user de leur influence en ce sens.

 

 

IRAN 
Mars 2017

42 exécutions

(Janvier: 95 exécutions - Février: 52 exécutions)

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En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions