Iran Manif  (avec Reuters) - L'Iran devra faire face à des sanctions américaines plus sévères en cas de lancement de missiles balistiques et d'autres activités non nucléaires dans le cadre d'un projet de loi annoncé le 23 mars par un groupe bipartisan de sénateurs, faisant écho à une ligne plus dure vis-à-vis de Téhéran.

Le projet de loi compte sept sponsors républicains et sept autres démocrates, et on lui prédit une bonne chance de devenir une loi.

Il imposerait des sanctions obligatoires à toute personne impliquée dans le programme iranien de missiles balistiques. Il appliquerait des sanctions au Corps des gardiens de la révolution (pasdaran), appliquant des sanctions imposées par des ordres exécutifs sur des personnes liées à ce que les commanditaires du projet de loi décrivent comme le soutien iranien au terrorisme.

Les pasdaran, un corps militaire d'élite, est puissant dans la politique  et l'économie iraniennes.

La loi obligerait également le président des États-Unis à bloquer les biens de toute personne ou entité impliquée dans des activités spécifiques qui violent l'embargo sur les armes des États-Unis à l'encontre de l’Iran.

L'Iran a suggéré que les projets de loi sur les sanctions proposés auparavant auraient violé l'accord nucléaire international conclu sous l'administration de l'ancien président Barack Obama.

Le sénateur démocrate Robert Menendez, co-auteur de la mesure, a déclaré  que le nouveau projet de loi avait été écrit pour ne pas interférer avec cet accord.

"Nous avons travaillé assidûment pour nous assurer qu'aucune disposition n'affecte réellement l'accord tel qu'il est", a-t-il déclaré dans une interview.

Des conseillers ont déclaré que le projet de loi devrait être adopté au Sénat en raison de l'ampleur de son soutien. Ses principaux commanditaires sont le sénateur républicain Bob Corker, président de la commission des relations extérieures, et Ben Cardin, le leader du groupe démocrate.

TRUMP PRONE UNE LIGNE DURE SUR L'IRAN

Le projet devra avoir un fort soutien républicain et il lui faudra également le soutien des démocrates pour avancer au Sénat. Pour devenir une loi, la mesure devra également passer par la Chambre des représentants et être signée par Trump.

Trump a clairement indiqué vouloir faire preuve de fermeté contre l'Iran. Un porte-parole de Corker a dit avoir consulté l'administration Trump.

En février, l'administration Trump a imposé des sanctions à 25 personnes et entités en Iran, ce qui, selon lui, ne constitue que des «premières mesures» pour contrer ce qu'il considère comme des provocations.

Téhéran a irrité Washington en soutenant le mouvement rebelle Houthi du Yémen, et le président syrien Bachar al-Assad dans la guerre civile qu'il mène depuis six ans. Téhéran a également effectué des essais répétés de technologie des missiles balistiques en violation d'une résolution des Nations unies.

Menendez a déclaré que le projet de loi était destiné à adopter une stratégie "régionale" en raison de l'ampleur des activités de l'Iran.

"Il appelle à une stratégie régionale parce que l'Iran est évidemment impliqué dans la région de diverses manières, que ce soit au Yémen ou en Syrie et au-delà", a-t-il déclaré.

 

IRAN 
Avril 2017

26 exécutions

(Janvier: 95 exécutions - Février: 52 exécutions - Mars: 45 exécutions - )

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En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions