Iran Manif (avec Reuters) - "L'Iran intervient même dans le processus de décision du peuple irakien", a dénoncé le 16 juin  le vice-président irakien, Iyad Allaoui, qui est chiite.

Les autorités de Bagdad espèrent rétablir leur contrôle sur tout le territoire irakien en se débarrassant du groupe Etat islamique avant les prochaines élections législatives, prévues en milieu d'année prochaine. Mais le soutien iranien aux milices chiites en Irak entrave les efforts de réconciliation dans le pays, a estimé Iyad Allaoui.

"Nous ne voulons pas d'élections fondées sur des critères religieux, nous voulons un processus politique ouvert", a déclaré le vice-président lors d'un déplacement au Caire.

"Nous espérons que les Irakiens choisiront eux-mêmes, sans l'intervention d'une quelconque puissance étrangère."

Iyad Allaoui s'inscrit dans un courant laïque et bénéficie du soutien d'une partie des sunnites, minoritaires en Irak mais longtemps au pouvoir sous la présidence de Saddam Hussein.

L'actuel Premier ministre irakien Haïdar al Abadi, tout comme son prédécesseur Nouri al Maliki, appartiennent tous deux au parti Daoua, une formation chiite étroitement liée à l'Iran.

Mais Abadi a un peu mieux géré les relations avec la communauté sunnite que Maliki et amélioré les liens entre Bagdad et l'Arabie saoudite, grande rivale de l'Iran dans la région.

A l'issue des élections de 2010, Allaoui avait accusé Téhéran de l'avoir empêché de devenir Premier ministre, alors même que son parti avait remporté le plus grand nombre de sièges, avec une marge étroite.