Iran Manif – Le régime iranien s’est réveillé groggy ce matin, si tant est qu’il ait pu fermer l’œil. A défaut du ciel qui lui tombe sur la tête, ce sont les portes de l’enfer qui s’ouvrent sous ses pieds. En effet la Chambre des Représentants américaine a adopté le 25 juillet à une majorité écrasante de 419 voix contre 3, un projet de loi de nouvelles sanctions contre la dictature de Téhéran en raison de ses violations des droits humains, de sa production de missiles balistiques et de son soutien au terrorisme. Cerise sur le gâteau, ce texte offre un aller simple aux gardiens de la révolution, l’épine dorsale de la théocratie, pour figurer en bonne place sur la liste des organisations terroristes étrangères, une évidence éclipsée pendant des décennies. 

Contre la banalisation du mal

C’est une excellente initiative qui vient corriger des dizaines d’années de complaisance des démocraties occidentales avec les tyrans de Téhéran. Cette politique aussi malsaine que néfaste, menée avec cynisme et cruauté sous prétexte d’un illusoire changement dans l’attitude des mollahs, a causé la mort de milliers d’Iraniens sous le coup de la répression, plus de 3000 exécutions sous la seule présidence de Rohani. Quel Etat occidental a condamné les 93 pendaisons de ce mois de juillet 2017 ? Les lobbies ne parlent que d’économie, cachant au monde que ces mêmes contrats économiques n’enrichissent que les gardiens de la révolution, les pasdarans, et financent leurs guerres et leur terrorisme. 

Une politique qui a encouragé la folie meurtrière des mollahs en livrant le Moyen-Orient à la belligérance des pasdaran et de leurs milices qui ont mis toute la région à feu et à sang. Une politique inhumaine qui a banalisé le mal en fermant les yeux sur les souffrances sans fin des Iraniens et désormais des Syriens, des Irakiens, des Yéménites et de tant d'autres peuples. Une politique qui a bloqué la voie à un changement de régime en Iran, changement à portée de main sous la houlette d’une résistance organisée, le CNRI, jouissant de racines profondes dans la population et d’un programme politique soutenus par des milliers de parlementaires à travers le monde. 

Ce projet de loi est aussi et surtout le fruit de la persévérance et des efforts judicieux de la résistance iranienne pour faire advenir un Iran libre.

Dans une conférence de presse le 25 juillet, Ed Royce, président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants américaine, a déclaré que le temps de demander des comptes au régime iranien était arrivé, sans oublier la Russie et la Corée du Nord, qui s’affichent au compteur du projet de loi. Ce projet devra encore être soumis au Sénat puis à la signature du Président Trump.

Ed Royce a expliqué que l’Iran crée des menaces sérieuses auxquelles les divers gouvernements américains précédents n’ont su répondre. « Malgré le passage du temps, il faut s’y atteler avec une mesure significative. Ces derniers mois, le gouvernement américain a lancé des avertissements au régime iranien en raison de son soutien au terrorisme et d’autres agissements. Le temps est venu de prendre une nouvelle mesure.» 

L'antichambre d'un Iran libre

Un uppercut qui fait chanceler la théocratie. Car une fois les sanctions en place, chaque exécution, chaque rafle, chaque mesure de répression contre les femmes viendront renforcer les sanctions. Et le régime qui a donné la part du lion de l’économie iranienne aux pasdaran se verra étranglé car plus aucune transaction économique et commerciale ne pourra plus se faire. Viendra alors pour ees mollahs le temps des grandes questions : comment financer ses guerres ? Comment financer la répression ? Sans parler de payer les salaires ?

L'Europe devrait aussi suivre l'exemple américain en faveur de la liberté en Iran et de la paix au Moyen-Orient.

Sous la pression internationale et la pression interne d’une population exsangue et excédée par près de 40 ans d’intégrisme sauvage, la cocotte-minute sociale iranienne est sur le point d'exploser.