RFI - Un rapport d'experts de l'ONU remis vendredi au Conseil de Sécurité, accuse l'Iran de violer l'embargo sur les armes au Yémen. Téhéran aurait violé cet embargo décrété par l'ONU en 2015 au Yémen en laissant des rebelles houthis s'approvisionner en drones et missiles balistiques.

Dans leur rapport de 79 pages, les experts de l'ONU ont identifié des débris de missiles, liés à de l'équipement militaire et à des drones d'origine iranienne qui ont été introduits sur le territoire yéménite après l'imposition de l'embargo sur les armes en 2015.

Les experts accusent l'Iran d'avoir violé l'embargo en laissant des rebelles houthis s'approvisionner en drones et missiles balistiques, et ce dans le but de viser l'Arabie saoudite.

Ces conclusions rejoignent celles de Washington qui avait également accusé l'Iran, fin 2017, d'avoir fourni des missiles aux rebelles houthis. Ce que Téhéran a toujours démenti, admettant uniquement apporter un soutien politique aux rebelles yéménites qui contrôlent le nord du pays et la capitale Sanaa.

Deux poids, deux mesures

L'embargo de l'ONU sur les ventes d'armes ne s'applique dans ce cas qu'aux forces houthies et pas aux membres de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite qui, elle, continue à s'équiper auprès des grands pays exportateurs que sont les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou la France.

Ces Etats, en fonction de leurs intérêts, ne se privent pas de contourner l'embargo international. A titre d'exemple et comme le note l'Observatoire des armements, la France n'aurait pas respecté 11 embargos sur les 24 en vigueur.

IRAN 
Mai 2018

 18 exécutions

(Janvier: 22 exécutions, février: 17 exécutions, mars: 12 exécutions, avril: 33 exécutions)

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En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions