AFP - Sept missiles balistiques tirés par les rebelles chiites yéménites ont été interceptés dans la nuit de dimanche à lundi au dessus de l'Arabie et les débris ont fait un mort et deux blessés, a annoncé la coalition militaire conduite par Ryad.

Trois de ces missiles ont été dirigés sur la capitale Ryad, un sur la ville garnison de Khamis Mecheit, un sur Najrane et deux sur Jazane, dans le sud de l'Arabie saoudite, a précisé dans un communiqué le porte-parole de la coalition, le colonel Turki al-Maliki. Ces tirs ont coïncidé avec le troisième anniversaire de l'intervention contre les rebelles Houthis d'une coalition militaire conduite par l'Arabie saoudite.

Une personne de nationalité égyptienne a été tuée dans la capitale Riyad, a annoncé ce dimanche l'Agence de presse saoudienne (SPA). Les tirs de missiles, effectués tard dans la soirée de dimanche, ont aussi blessé deux autres personnes de nationalité égyptienne, a affirmé le porte-parole de la coalition saoudienne, cité par la SPA. Le colonel Turki al Malki a précisé que les trois personnes ont été touchées par des chutes de débris.

"Menace pour la paix et la sécurité internationales"

De son côté, la Grande-Bretagne a exhorté ce lundi l'Iran à "cesser d'envoyer des armes" aux rebelles au Yémen et à utiliser son influence pour mettre fin au conflit dans ce pays où l'Arabie saoudite pilonne la rébellion depuis trois ans.

L'intervention d'une coalition menée par l'Arabie saoudite pour soutenir le gouvernement yéménite face aux rebelles houthis soutenus par l'Iran entre dans sa quatrième année. "Si l'Iran est sincèrement décidé à soutenir une solution politique au Yémen -comme il l'affiche publiquement- alors il devrait cesser d'envoyer des armes qui prolongent le conflit, alimentent les tensions régionales et représentent une menace pour la paix et la sécurité internationales", affirment les ministres britanniques des Affaires étrangères Boris Johnson et du Développement international Penny Mordaunt, dans un communiqué.

Plus de 10.000 morts

"Nous demandons pourquoi l'Iran dépense des sommes significatives dans un pays avec lequel il n'a pas de liens historiques ou d'intérêts, plutôt que d'utiliser son influence pour mettre fin à ce conflit pour de bon", ajoutent-ils. L'Arabie saoudite et les États-Unis ne cessent d'accuser Téhéran de fournir des armes, notamment des missiles, aux rebelles Houthis qui contrôlent la capitale yéménite Sanaa depuis septembre 2014.

Téhéran dément, mais un rapport d'experts de l'ONU a conclu en janvier que l'Iran avait violé l'embargo sur les armes de l'ONU au Yémen en laissant les rebelles s'approvisionner en drones et missiles balistiques.

En trois ans, le conflit a fait près de 10.000 morts, des dizaines de milliers de blessés et provoqué la pire crise humanitaire actuelle au monde, selon l'ONU, avec des cas de famine, de choléra et de diphtérie.

 

IRAN 
Avril 2018

 27 exécutions

(Janvier: 22 exécutions, février: 16 exécutions, mars: 12 exécutions)

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En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions