Iran Manif - Ce lundi 23 octobre en Iran, ils étaient quelque 2000 épargnants spoliés par des établissements financiers affiliés aux gardiens de la révolution, les pasdaran, et à d'autres organes du pouvoir, à manifester devant le parlement des mollahs à Téhéran.

Soudain, la police a chargé à coups de matraques, pour disperser la foule. Une foule qui manifeste depuis des mois à travers l'Iran pour réclamer une indemnisation. Un mouvement qui se radicalise et se politise. Avec cette charge violente contre de petits épargnants qui ont tout perdu, des retraités aux employés, le régime iranien a mis le doigt dans un engrenage dont il risque, espérons-le, de faire les frais.

En effet, au premier coup de matraque la foule s'est dressée, et sous l'impulsion des femmes, très actives, s'est mise à scander les slogans de la révolte de 2009: « Honte à la police! », « canons, mitraillettes et tanks n'ont plus d'effet », « A bas le dictateur! »

Quand la police a voulu arrêter des femmes, les manifestants ont arrosé les agents de « vous êtes Daech, vous êtes Daech, laissez-les partir! »

Les autorités en ont pris pour leur grade: « Honte à Rohani! », « Laridjani (chef du judiciaire) joue au juge mais est un complice des voleurs! » 

Le pouvoir a été particulièrement visé : « le vol est légalisé, les cœurs débordent de rancune », « ils ont pris notre argent pour partir dans d'autres pays », « Caspian nous a volés avec le soutien du pouvoir », " »Assez d'injustices ! »

Les Téhéranais ont volé à la rescousse  des manifestants pris sous la charge brutale de la police en scandant le terrible slogan en direction des agents déchainés: « Je tuerai, je tuerai celui qui a tué mon frère ». Les Téhéranais sont même parvenus à briser l'encerclement des forces de sécurité, permettant aux manifestants de marcher vers la place Baharestan, située juste devant le parlement. Une pluie de pierres s'est abattue sur les agents motorisés qui tentaient de leur bloquer le passage.

L’Iran bouge, les Iraniens se réveillent…