Iran Manif - Le régime  iranien était au bord de la crise de nerf ce 29 octobre. En effet cette date marque l'anniversaire de Cyrus le Grand, célébré en Iran pour son sens de la justice et sa charte des droits humains, la première du genre rédigée il y a 25 siècles.

L'an dernier, cet anniversaire avait été l'occasion d'une formidable manifestation contre la dictature religieuse autour du tombeau de Cyrus à Pasargades

Cette année, morts de peur vu les manifestations actuelles dans le pays où les cris de «A bas la dictature » fusent, les mollahs ont mis les petits plats dans les grands et déployé tout ce qu'ils possédaient de forces de sécurité pour saturer le secteur. Un couvre-feu non  officiel s'est abattu sur la province de Fars (Perse) dans le sud de l'Iran. 

Pour montrer ses muscles, le régime a même mené des manœuvres militaires dans les environs du tombeau durantdeux bonnes journées.

Cela n'a pas découragé les Iraniens de converger en masse vers Pasargades. Bloqués par les forces de sécurité, des bouchons immenses se sont formés à chaque check point. 

Pour décourager la population, la police a d'abord envahi toutes les routes et les parkings autour de Pasargades. Ensuite les hélicoptères ont sillonné le ciel.

Puis les agents ont enlevé les plaques d'immatriculation des voitures qui se dirigeaient vers le site historique ou les stoppaient à une distance de 20km.

Internet a été coupé sur le site et ses environs

Dès vendredi 27 octobre, police, garde anti-émeute, miliciens, y compris les femmes de la milice, ont inspecté toutes les voitures qui se dirigeaient sur la route de Chiraz, l’ancienne capitale perse voisine du site, et renvoyaient les véhicules n’étant pas immatriculés dans la province.

Dans le parc Chamran de Chiraz, les agents ont intimidé les familles rassemblées, ont  brisé leurs narguilés,  ont saisi ou brisé leurs téléphone mobiles. De nombreuses arrestations ont été signalées dans les environs de Pasargades.

Une multitude de photos et de clips de cette journée débordant de critiques virulentes contre les mollahs a été envoyée sur internet malgré les coupures de réseau. Dans ce jeu de cache-cache et de rapport de force, la peur bleue des autorités désigne à elle seule le grand perdant du jour.