Iran Manif - Les défilés et manifestations des travailleurs dans le sud-ouest de l'Iran pour le 1er Mai ont été sévèrement réprimés. Les syndicats indépendants et libres étant interdits dans l'Iran des mollahs, les coups de matraques et les arrestations ont plu sur les manifestants.

Le Khouzistan et sa capitale Ahwaz comptent plusieurs bastions du syndicalisme ouvriers à la raffinerie de sucre de Haft Tapeh, dans la pétrochimie et la sidérurgie. 

Ce 1er mai, indique un communiqué du CNRI, des centaines de jeunes et d'ouvriers ont été arrêtés lors de raids des services de renseignement. Une centaine de personnes interpellées ont été incarcérées à la sinistre prison de Sheiban où elles ont été fouettées et torturées. Des travailleurs de Haft-Tapeh se trouvaient parmi ces suppliciés. Ils avaient été arrêtés alors qu'ils installaient des bannières du 1er mai.

Les travailleurs en Iran sont aux prises à la misère en raison des salaires non versés depuis des mois voire une année ou plus. Ils n’ont pas vu la couleur de l’argent libéré par la levée des sanctions après l’accord nucléaire avec l’Occident. Cet argent a servi essentiellement à alimenter la guerre en Syrie financée et armée par le régime iranien. 

Ils souffrent également de l’absence de loi en matière de travail, avec des contrats d’embauches provisoires sur une page blanche qu’ils doivent signer, sans aucune prise en charge sociale, assurance maladie ni assurance retraite, encore moins chômage.  

Depuis décembre-janvier où un soulèvement a éclaté dans 142 villes d’Iran en raison de la crise économique et de la pauvreté qui écrasent la majorité des Iraniens, et qui a immédiatement embrayé sur le renversement de la dictature religieuse, les mollahs surveillent tous les mouvements sociaux comme le lait sur feu.

Cela n’a pas empêché plusieurs villes de se révolter, comme Ahwaz (sud-ouest de l’Iran), Ispahan et ses agriculteurs (centre de l’Iran) ou Kazeroun (sud de l’Iran). Actuellement les villes frontalières avec l'Irak, dont Baneh la rebelle, sont en grève. Les commerce sont fermés. Toutes réclament la réouverture de la frontière qui est le poumon économique de la région. Baneh la téméraire, en est à son 23e jour de grève.

Régime anachronique, la dictature religieuse qui a cédé la grosse majorité de l’infrastructure économique et financière aux gardiens de la révolution, ne peut ni ne veut résoudre la crise économique en Iran. La seule réponse qu’elle connaisse est encore et toujours la répression.

 

IRAN 
Juillet 2018

 20 exécutions

(Janvier: 22 exécutions, février: 17 exécutions, mars: 12 exécutions, avril: 33 exécutions, mai: 19 exécutions, juin: 17 exécutions)

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En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions