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Iran Manif - Le directeur général de l'AIEA Yukiya Amano a déclaré jeudi avoir proposé l'envoi d'une mission en Iran pour clarifier les éléments du rapport de l'agence sur une possible dimension militaire du programme nucléaire de Téhéran.

"J'ai écrit au vice-président Fereydoun Abbassi le 2 novembre pour lui proposer l'envoi d'une équipe d'experts de haut niveau afin de clarifier les points inscrits dans l'annexe" du dernier rapport sur l'Iran, a indiqué le Japonais dans un discours au conseil des gouverneurs de l'l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui a débuté jeudi.

"Il est essentiel" que cette mission "réponde aux questions posées dans mon rapport", a-t-il ajouté, appelant l'Iran à s'engager "sans délai" avec l'agence afin d'apporter les "clarifications requises concernant une possible dimension militaire de son programme nucléaire".

"Si l'Iran n'apporte pas la coopération nécessaire (...), l'agence ne pourra pas apporter une garantie crédible concernant l'absence de matériel et d'activités nucléaires non déclarés en Iran, et donc conclure que tous les matériaux nucléaires en Iran sont utilisés à des fins pacifiques", a-t-il insisté.

Sans conclure que l'Iran est capable ou sur le point de fabriquer la bombe atomique, l'AIEA a présenté dans son rapport une vaste série d'éléments globalement "crédibles", recueillis par ses soins ou obtenus auprès d'une dizaine d'Etats membres, indiquant que le pays a -- contrairement à ses dires - examiné la mise au point de l'arme atomique.

Une assertion fermement rejetée par l'Iran, qui avait accusé l'AIEA d'être sous l'influence politique des Etats-Unis.
"C'est mon devoir de partager d'importantes informations qui ont été rigoureusement vérifiées par l'agence, avec les Etats membres et c'est ce que j'ai fait dans mon dernier rapport", s'est défendu le chef de l'AIEA.

Mercredi, le chef de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Salehi, avait promis que son pays répondrait de manière "argumentée" à l'AIEA.

Pour les Occidentaux, ce rapport représente "un tournant" dans l'enquête de l'agence sur l'Iran, entamée il y a huit ans, et l'occasion d'augmenter la pression sur la République islamique pour qu'elle coopère davantage, voire infliger de nouvelles sanctions.

La Chine, dont l'Iran est l'un des principaux fournisseurs d'hydrocarbures, et la Russie, qui entretient des liens commerciaux étroits avec ce pays, s'y opposent.

Les grandes puissances tentaient jeudi de finaliser un accord sur la formulation d'une résolution visant l'Iran, selon des sources diplomatiques. "Nous n'avons toujours pas d'accord mais je reste raisonnablement confiant", a indiqué un diplomate occidental à l'AFP.

(AFP)