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Par Nicola STEFAN, Correspondant Europe UPI

UPI, 8 avril - Des Allemands et des Iraniens en exil se sont rassemblés à l'ambassade américaine à Berlin vendredi pour exiger que les États-Unis empêchent les forces irakiennes d'attaquer les membres de l'opposition iranienne à Achraf, près de la frontière irako-iranienne.

"Les forces irakiennes ont attaqué Achraf avec des chars, des grenades et des fusils", a dit Javad Dabiran, porte-parole du Conseil national de la Résistance iranienne, un groupe d'opposition iranien en exil en Europe, vendredi à United Press International.

Au moins 31 personnes ont été tuées et environ 300 blessés, a dit Dabiran, citant les informations les plus récentes qu'il avait d'Achraf.

"En raison du blocus de facto du camp d'Achraf, ces blessés grave ne peuvent bénéficier d'un traitement médical approprié», a-t-il précisé. "Nous demandons fermement qu'ils soient traités à l'hôpital militaire américain voisin. Si cela ne se fait pas, beaucoup plus de gens vont mourir. C'est un massacre."

Les autorités irakiennes ont confirmé l'offensive, mais nié que des gens aient été tués, selon CNN. Elles ont accusé les résidents d'Achraf d'avoir attaqué les forces irakiennes avec des pierres.

CNN cite l'ambassade américaine à Bagdad disant qu'elle "suivait la situation au camp d'Achraf". Elle a déclaré être "en contact avec le gouvernement irakien" et a exhorté "toutes les parties à faire preuve de retenue".
Achraf abrite quelque 3.400 membres des Moudjahidine du peuple d'Iran, un groupe d'opposants en exil du régime iranien.

Le groupe est classé comme une organisation terroriste par l'Iran et les États-Unis pour sa lutte armée contre le régime iranien dans les années 1980 et 1990. Ses membres au camp d'Achraf se sont rendus aux forces américaines en 2003, promettant de s'abstenir de résistance armée.
L'Union européenne a supprimé le groupe de sa liste des organisations terroristes en 2009, après la Grande-Bretagne en 2008. L'OMPI a toujours lobbies de voir le régime iranien aller, en disant qu'il veut un Iran démocratique.

A la veille de l'offensive irakienne à Achraf, la dirigeante du CNRI, Maryam Radjavi, dans une lettre à la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, avait appelé Washington à intervenir pour empêcher "une catastrophe humanitaire". Le CNRI est le bras politique de l'OMPI en Europe. Les représentants du CNRI entretiennent de bonnes relations avec les parlementaires européens.

Achraf et ses habitants ont longtemps été un sujet de friction entre Téhéran et Bagdad, avec des allégations d'actes répréhensibles des deux côtés.
 
Après la reprise par l'armée irakienne de la protection du camp d'Achraf aux troupes américaines en 2009, les groupes d'aide internationaux ont fait part de leur préoccupation devant la détérioration de la situation humanitaire.

En juillet 2009, les affrontements entre les citoyens du camp d'Achraf et les forces irakiennes ont entraîné la mort de 12 résidents et l'OMPI a déclaré qu'elle voulait voir le retour des forces américaines pour protéger Achraf.

L'opposition iranienne affirme que le gouvernement chiite irakien a durci le ton sur le camp en raison des pressions politiques de Téhéran. Les relations irano-irakiennes se sont améliorées au cours des dernières années et l'Iran a maintes fois exhorté Bagdad à démanteler le camp. Ses habitants s'y opposent par crainte d'être expulsés vers l'Iran, où ils risquent la torture et la mort. Bagdad dément agir pour le compte du régime de Téhéran.

En décembre dernier, les eurodéputés ont appelé l'UE dans une résolution non contraignante à faire pression sur Washington pour retirer l'OMPI de la liste du Département d'Etat des organisations terroristes étrangères. L'OMPI fait vigoureusement campagne pour être retirée de la liste américaine et a obtenu le soutien de plusieurs parlementaires américains.

Une cour d'appel américaine à Washington l'été dernier a ordonné au département d'État de reconsidérer l'étiquette de terroristes, affirmant que Washington devait donner au groupe une chance de réfuter les allégations comme quoi il continue ou se réserve l'intention de s'engager dans des activités terroristes.

(Traduit de l'original en anglais)

IRAN 
NOVEMBRE 2019

 10 exécutions

Soulèvement national

251 manifestants tués

3700 blessés

7000 arrestations

dans 146 villes insurgées

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions; Octobre: 23 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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