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Par Lord David Alton 
  
The Hill - Le 8 avril, tôt le matin, les forces militaires du gouvernement irakien, environ 2500 d'entre eux, ont pris d'assaut le camp du principal mouvement d'opposition iranien, l'Organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran. Ils ont tué plus de 30 personnes et blessé beaucoup d'autres. Parmi les décès figurent de nombreuses femmes. Dans une agression similaire, en juillet 2009, les forces de Nouri al-Maliki avaient attaqué le camp, tuant une douzaine de personnes et en blessant 500.

Les deux incidents ont des similitudes évidentes. Tous deux étaient des attaques préméditées avec l'intention de massacrer les habitants non armés du camp. Les forces armées impliquées dans l'attaque étaient sous les ordres d'al-Maliki lui-même.

Mais il y a une autre ressemblance, moins évidente, entre les deux incidents. Ils ont tous deux eu lieu lorsque le Secrétaire américain de la Défense, Robert Gates, était à Bagdad. En réalité, les deux attaques se sont produites à chaque fois quelques heures seulement après une rencontre entre Nouri al-Maliki et le Secrétaire Gates.

Bien que le Secrétaire Gates puisse ne pas avoir eu connaissance de ce que préparait al-Maliki, cela peut difficilement être une coïncidence. Il n'y a pas tant d'options : soit Nouri al-Maliki a reçu une sorte de feu vert du Secrétaire Gates, soit il a voulu prouver qu'il exerçait une sorte de pré-arrangement avec les États-Unis ; soit il méprise l'opinion américaine.

Certaines sources internes au sein du régime iranien ont révélé que les commandants de la  forces Qods des gardiens de la révolution iraniens ont laissé entendre qu'al-Maliki avait reçu un " accord tacite " de Robert Gates au cours de leur rencontre du 7 avril - un jour avant le massacre.

Ce qui est plus qu'étrange, c'est que les forces d'al-Maliki ont commencé à se mettre en position cinq jours à l'avance, avec des véhicules blindés et d'autres équipements militaires. Généralement, les États-Unis maintiennent une présence minimale au camp Achraf pour veiller contre des incidents. Mais, subitement le jeudi 7 avril au soir, à 19h, la petite unité a quitté le camp.

La scène était si bizarrement prête pour un massacre que tout observateur pouvait percevoir le danger. En outre, les États-Unis étaient informés de l'accumulation d'une situation potentiellement dangereuse - et pourtant, la seule protection possible pour les résidents du camp, la petite unité de l'armée américaine, avait été retirée. Si elle était restée, rien de tout cela ne serait arrivé. Pourquoi l'unité de protection s'est-elle retirée juste avant que les forces irakiennes commencent leur agression?

Certes, ceci n'est pas un article de théorie du complot.

Nous sommes confrontés ici à la perte de nombreuses vies humaines. Nous laissons ouverte la possibilité que le Secrétaire Gates n'a pas eu la moindre petite idée de ce qui allait se produire. Ou peut-être, une fois encore, les Irakiens avaient donné l'assurance qu'ils se comporteraient humainement quand ils entreraient dans le camp ! Difficile à croire, bien sûr, étant donné les antécédents de Nouri al-Maliki. Le Secrétaire Gates fait certainement face à une tâche difficile d'expliquer cette coïncidence. En tout état de cause - si la culpabilité est à exclure, d'autres explications sont certainement nécessaires.

Le Président Obama a une seule option : protéger les résidents d'Achraf. Les États-Unis ont pour responsabilité la protection d'Achraf. Si Nouri al-Maliki est déterminé à faire le jeu du régime iranien et continue de permettre l'exécution de crimes odieux, alors il doit s'attendre à une réponse sévère de la communauté internationale. Il ne peut pas continuer sous le prétexte de «souveraineté nationale». Il convient également de lui rappeler comment il a obtenu le pouvoir.

Le camp d'Achraf se situe à 100 kilomètres environ de la frontière Iran-Irak. Pour  les mollahs iraniens, c'est encore trop près. Les ayatollahs iraniens ont à plusieurs reprises demandé au gouvernement al-Maliki de déplacer les résidents du camp et, malheureusement, al-Maliki a montré à maintes reprises qu’il était prêt à tout pour satisfaire les mollahs.

L'OMPI est interdite en Iran et les sympathisants de l'organisation affrontent la torture ou la mort s'ils sont identifiés et arrêtés là-bas. Bien que le régime iranien essaie très difficilement de minimiser l'influence de l'organisation, comme un petit groupe impopulaire, l'ampleur de ses activités et de ses réalisations suggère le contraire. En fait, elle gagne de plus en plus de terrain en Occident, emportant le soutien de la majorité dans les grands parlements européens, y compris celle du Parlement européen.

A l'intérieur de l'Iran, à la suite du soulèvement iranien, les partisans des ayatollahs continuent de blâmer l'OMPI pour ces troubles, accusant les manifestants arrêtés d'être  "mohareb", ce qui est suffisant pour recevoir une sentence de mort.

Pendant ce temps, Nouri al-Maliki, est une marionnette des mollahs iraniens en Irak, dansant au rythme des ayatollahs en Iran. Et il aime beaucoup agir ainsi, tant que les autres en paient le prix.

Il est temps qu'al-Maliki écoute le peuple irakien et les voix de ces Irakiens qui veulent un changement fondamental plutôt que le fondamentalisme de Téhéran.

David Alton est un Lord à vie à la Chambre des Lords au Royaume-Uni.


http://thehill.com/blogs/congress-blog/foreign-policy/155211-us-must-protect-camp-ashraf

 

IRAN 
NOVEMBRE 2019

 10 exécutions

Soulèvement national

251 manifestants tués

3700 blessés

7000 arrestations

dans 146 villes insurgées

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions; Octobre: 23 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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