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Chambre des Représentants américaine, séance du 12 avril 2011
Ted Poe, Représentant du Texas : M. le Président, la semaine dernière les forces irakiennes ont lancé une attaque surprise contre le camp d'Achraf, où vivent des milliers d’exilés iraniens, à savoir des hommes, des femmes et des enfants innocents; 2 500 hommes de l’armée irakienne, équipés d’armes militaires, ont attaqué ces 3 000 exilés iraniens non-armés. Ces civils iraniens sont pro-américains. Ils se sont exilés d'Iran à cause de leur opposition au dictateur diabolique, le petit tyran du désert, Ahmadinejad.

Les Irakiens n'ont montré aucune pitié dans leur attaque. Ils ont utilisé des balles réelles contre ces personnes qui ne pouvaient pas se défendre. Ils ont renversé ces citoyens, les écrasant avec leur Humvees de fabrication américaine. Des informations indiquent qu'environ 300 personnes ont été blessées et 33 assassinées dans leur attaque brutale.

Et ça ne s'arrête pas là. Les soldats irakiens occupent toujours des parties du camp d'Achraf. Nous ne savons même pas si les attaquants sont tous Irakiens. Il a été signalé que certains de ces occupants pourraient être des agents iraniens cherchant à nuire aux opposants iraniens vivant dans ce camp.

La communauté internationale ne peut tolérer cette violente attaque délibérée menée par le gouvernement irakien. Nous avons une obligation légale et morale d'assurer la sécurité des opposants iraniens du camp d'Achraf.

Les personnes innocentes qui vivent au camp d'Achraf continuent d'être en danger à l’heure même où nous parlons. Il a été signalé que le gouvernement irakien a bloqué la livraison de l'aide humanitaire américaine aux blessés jusqu’à dimanche, 2 jours après l'attaque. Et tout juste hier le gouvernement irakien a annoncé qu'il projetait de fermer le camp d'Achraf et de déplacer ses résidents hors du pays. C'est exactement ce que veut Ahmadinejad.

Si cela se produit, M. le Président, la vie de ces personnes est en danger. Pourquoi? A l'heure actuelle, certains citoyens du camp d'Achraf sont des membres de l’OMPI. L’OMPI sont inscrits sur la liste américaine des organisations terroristes étrangères.

La classification comme organisation terroriste étrangère par les États-Unis est toujours utilisée par l'Iran pour justifier le mauvais traitement de ses propres citoyens appartenant à l’OMPI à travers le monde. De nombreuses nations ont déjà retiré l’OMPI de la liste des organisations terroristes étrangères. Le gouvernement iranien utilise donc notre désignation comme justification pour nuire aux citoyens appartenant à l’OMPI. C'est pourquoi le gouvernement iranien a salué l'attaque contre les opposants iraniens du camp d'Achraf.

M. le Président, en ne retirant pas l’OMPI de la liste des organisations terroristes étrangères, nous mettons en danger des personnes innocentes et autorisons les gouvernements d'Iran et d'Irak à leur nuire. Ils sont de notre côté. Ils s'opposent au dictateur diabolique iranien.

Ce n'est qu'un autre exemple de l'incohérence des États-Unis en matière de politique étrangère. D’un côté nous déclarons publiquement que nous devons protéger le camp d'Ashraf. Mais de l’autre nous ne retirons pas l’OMPI de la liste des organisations terroristes étrangères.

Cinquante-quatre de mes collègues se sont joints à moi sur une résolution exhortant la Secrétaire d'État à retirer immédiatement l’OMPI de la liste des organisations terroristes étrangères. Le Département d'État n'a pas encore apporté d'éléments de preuve convaincants indiquant que l’OMPI serait une organisation terroriste étrangère. Il est temps qu'ils présentent leurs arguments ou qu'ils annulent cette inscription.

En ne le faisant pas, ils envoient un message mitigé à la fois au gouvernement iranien et au gouvernement irakien. Ces gouvernements pensent qu'ils ont le permis de tuer ces opposants.

C'est une question de vie ou de mort pour les personnes du camp d'Achraf. Si davantage d'attaques irakiennes se produisaient à leur encontre, le gouvernement irakien et le petit tyran du désert, Ahmadinejad, auront du sang sur les mains.

Nous devons faire comprendre aux Irakiens qu'ils n'ont pas le droit d'attaquer le camp d'Achraf simplement parce que l'Amérique s’en va. Nous ne devons pas tolérer ces crimes à l'encontre de civils innocents que nous avons légalement et moralement promis de protéger.
Et c'est ainsi.