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Par le lieutenant colonel James Zumwalt (ret.)

Human Events, 13 avril - Quand la violence dans d’autres parties du monde menace des vies en danger, les États-Unis doivent choisir là où ils vont et ne vont pas intervenir. Deux groupes d’opposants ont enduré la mort et la destruction aujourd’hui. Le président Obama a choisi d’en aider un – qui n’a rien fait pour se montrer digne de risquer une seule vie américaine – mais pas l’autre – qui s’est avéré précieux en exposant une menace majeure pour notre existence future.

Un groupe rebelle s’oppose au dirigeant de la Libye, Mouammar Kadhafi. Nous ne savons pas réellement qui sont ceux qui constituent ce groupe ou ce qu’ils représentent. Nous n’avons aucune obligation légale de les aider. Il n’y a aucune menace immédiate pour les intérêts de la sécurité nationale américaine mandatant notre engagement. Aucun objectif notable n'est présenté pour nous fournir une stratégie de retrait bien définie. Malgré tout, le Président Obama a engagé les forces militaires américaines dans une troisième guerre pour sauver des vies libyennes.

L'autre groupe de rebelles s'oppose aux mollahs d'Iran. Connu comme les Moujahidin-e-Khalq (OMPI), nous en savons beaucoup sur eux. Opposés au chah d'Iran il y a longtemps, l’OMPI s’est focalisée sur l'ayatollah Rouhollah Khomeiny quand il est arrivé au pouvoir en 1979. Ils ont vu en Khomeiny, une menace bien plus dangereuse pour le peuple iranien – l'intégrisme islamique. Au même moment, Khomeiny a vu dans l’OMPI une menace pour son régime. En 1981, quand l’OMPI a manifesté pacifiquement contre Khomeiny, il a ordonné de tirer sur les manifestants, faisant des milliers de morts. Chassés d'Iran, l’OMPI s’est étonnamment retrouvée en 1986 en Irak – à l'invitation de Saddam Hussein.

Croyant dans l’adage « l'ennemi de mon ennemi est mon ami », Saddam a permis à l’OMPI d'établir une base – le camp d'Achraf – sur la frontière avec l'Iran. De là, l’OMPI a mené de nombreux raids transfrontaliers à l'impact dévastateur.

Se remettant de ces attaques et utilisant la fausse promesse de meilleures relations avec les États-Unis, l'Iran a convaincu Washington en 1997 de désigner l’OMPI comme une organisation terroriste. Le Royaume-Uni et l'Union Européenne ont fait de même. Sur le plan international, l’OMPI s’est retrouvée isolée alors que Téhéran est devenu plus agressif.

En 2003, alors que les États-Unis se préparaient à envahir l'Irak, Téhéran a fait une autre fausse promesse aux États-Unis : décrochez l’OMPI et l'Iran restera hors d'Irak. À nouveau les États-Unis ont mordu à l'hameçon. Alors que les forces américaines ont attaqué le camp d'Achraf, l’OMPI– ne voulant pas lutter contre nous – a volontairement désarmé. En agissant de la sorte, elle a accepté le statut de « personnes protégées » en vertu de la Quatrième Convention de Genève (interdisant l'extradition vers l'Iran, le rapatriement forcé vers tout pays, ou le déplacement en Irak), avec les forces américaines pour garantir leur protection.

Ayant renoncé à la violence, l’OMPI a par la suite cherché à être retirée de la liste des organisations terroristes. Ses efforts ont porté leurs fruits avec le Royaume-Uni et l'Union Européenne. Mais pas avec les États-Unis – qui se sont même vus récemment ordonner par une cour d'appel américaine de revoir cette décision.

Il est injustifié que les Etats-Unis n’aient pas retiré l’OMPI de la liste, non seulement parce que l’OMPI a renoncé au terrorisme, mais également en raison des risques qu'ils ont pris en utilisant leur réseau au sein de l'Iran pour révéler le programme secret d'armement nucléaire de Téhéran. L’OMPI a été la première à révéler l'existence du programme en 2002 et a continué à donner des rapports à ce sujet depuis – avec un taux d'exactitude de 90%. Le 6 avril, l’OMPI a tenu une conférence de presse pour révéler encore de nouvelles installations iraniennes, le « complexe de TABA », qui pendant quatre ans et demi a fabriqué secrètement des centrifugeuses.

Les estimations des agences de renseignements américaines sur l'Iran ont failli, faute d'actifs dans le pays – un vide comblé par l’OMPI. Elle fournit à grands frais à l'Occident, des renseignements hautement crédibles sur le programme nucléaire de Téhéran.

Avec une population chiite dominante à la fois en Irak et en Iran, Téhéran exerce une influence sur le Premier ministre de Bagdad Nouri al-Maliki. De ce fait, Téhéran fait pression sur Maliki afin d'éliminer le « problème » du camp d'Achraf en renvoyant ses résidents en Iran pour qu'ils y soient exécutés. Peut-être encore pas disposé à aller si loin, Maliki fait néanmoins exécute néanmoins les demandes de Téhéran. Les forces de sécurité irakiennes entourent le camp d'Achraf, tenant l’OMPI en otage. Maliki permet aux agents iraniens d'entrer dans le camp pour identifier des cibles particulières. En juillet 2009, des affrontements non provoqués et violent ont éclaté quand les forces irakiennes ont pris d'assaut le camp, tuant plusieurs résidents non-armés.

Ce n'est pas un hasard si cela s'est produit immédiatement après la conférence de presse du 6 avril de l’OMPI révélant le complexe de TABA en Iran. Le 7 avril, Maliki a ordonné aux forces américaines à l'extérieur du camp de partir. Le 8 avril, 2 500 soldats irakiens dans des véhicules blindés ont lancé une attaque contre les 3 400 résidents non-armés emprisonnés là-bas.

Les vidéos de l'assaut sont choquantes. Les soldats irakiens, affrontant des cibles non-armées, se sont « vaillamment » tenus à découvert, tirant sur les résidents qui étaient des cibles faciles. Dans un cas, un résident a été abattu par un soldat irakien parce qu'il filmait le massacre pour en décrire les atrocités. Ils ont tiré dans le dos d'autres résidents, qui transportaient simplement des amis blessés en sécurité. On voit des véhicules irakiens renverser d'autres victimes.

Bien que les États-Unis n’aient pas d'obligation légale d'intervenir au nom des rebelles libyens, ils ont une obligation légale, fondée sur le rôle qu'ils ont accepté en 2003 en vertu des Conventions de Genève, d'intervenir au nom des rebelles de l’OMPI qui sont massacrés au camp d'Achraf. Pourtant nous nous sommes effacés, permettant à l'Iran d'imposer sa volonté sur eux au travers des bons offices d'un leader irakien servant de marionnette à Téhéran.

Il est inadmissible qu'Obama ait fait renoncer les forces américaines à leur rôle de protecteurs de l’OMPI sur ordre de Maliki. Notre inaction pour mettre fin au massacre est une condamnation à mort des résidents d'Achraf, une violation de notre obligation légale de les protéger et contribue au succès des mollahs d’éliminer un groupe d'opposition cherchant à mettre fin au programme nucléaire iranien. Malheureusement, alors que nous intervenons en Libye pour aider les rebelles qui se retourneront peut-être contre nous plus tard, nous choisissons de ne pas intervenir en Irak pour aider les rebelles qui nous ont déjà prouvé être dignes de notre intervention.

Alors qu'Achraf brûle, le Président Obama fait des combines pour s'attirer les faveurs d'un assassin irakien.

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Le lieutenant Colonel James Zumwalt est un officier d'infanterie de la Marine à la retraite qui a servi durant la guerre du Vietnam, lors de l'intervention de 1989 au Panama et lors de l'opération Tempête du désert. Auteur, conférencier et homme d'affaires, il dirige également actuellement une entreprise de conseil en sécurité du nom de son père – Amiral Zumwalt & Consultants, Inc. Il a aussi été cité dans de nombreux autres livres et publications pour sa perspicacité inégalable basée sur ses recherches sur la guerre du Vietnam, sur la Corée du Nord (un pays qu'il a visité dix fois et au sujet duquel il peut partager quelques observations très efficaces) et sur l'opération Tempête du désert.

IRAN 
NOVEMBRE 2019

 10 exécutions

Soulèvement national

251 manifestants tués

3700 blessés

7000 arrestations

dans 165 villes insurgées

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions; Octobre: 23 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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