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EFE (Espagne) 27 avril - Le Nobel de la Paix Elie Wiesel et l’ancienne candidate à la présidentielle en Colombie et otage des FARC Ingrid Betancourt ont rejoint aujourd'hui les voix appelant à une enquête sur l’attaque menée par les forces irakiennes contre le camp de réfugiés iraniens d'Achraf, en avril.

Lors d'une conférence à Paris à laquelle ont participé la présidente du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), Maryam Radjavi, Elie Wiesel et Ingrid Betancourt ont soutenu cette enquête comme les autres participants, qui ont demandé que la lumière soit faite sur ce qui s'est passé dans ce camp où vivent 3.400 réfugiés.
 
Jusqu'à il y a quelques semaines « je n'étais pas au courant de la tragédie à Achraf », a avoué l'ancienne candidate à la présidentielle de Colombie, qui a souligné le manque d'attention accordée par les médias à ces événements.

Elie Wiesel, de son côté, a demandé: « Comment est-il possible que le monde ne sache pas ce qui s’est passé à Achraf? »

« Nous ne pouvons pas tourner la page et faire comme si nous n'avions pas vu ces images », a-t-il ajouté, avant de me rappeler que l'attaque du camp de réfugiés « n'est pas un événement passager ». 
Radjavi a profité de la conférence qui s’est tenue à la périphérie de Paris et à laquelle ont assisté environ 600 personnes, pour révéler qu’elle soupçonne que se prépare une autre attaque du camp de réfugiés, comme celle du 8 avril qui a fait 34 morts et des centaines de blessés.

Pour Maryam Radjavi, les documents obtenus par la Résistance iranienne prouvent que « l'agression d'Achraf était un plan militaire ».

Elle estime que le Premier ministre irakien Nouri Al-Maliki devrait être traduit devant un tribunal pénal international « car il a personnellement donné l'ordre d'attaquer ».

Le 8 avril dernier, plusieurs véhicules blindés et plus de 2000 soldats irakiens ont attaqué à l'aube le camp d'Achraf, occupés par des opposants au régime iranien appartenant à l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI), dont le CNRI est la branche politique.
 
Ce n'était pas la première fois, puisqu’en juin 2009, les forces irakiennes avaient déjà attaqué Achraf et fait 11 morts et 500 blessés.

Maryam Radjavi a indiqué que les attaques se produisent avec la complicité de Téhéran qui est à ses yeux une «réaction de défense» face à «l'avancée de l'alternative démocratique ».

Elle a en outre demandé aux États-Unis de retirer, comme l’a fait l'Union européenne, l'OMPI de sa liste des organisations terroristes et a déclaré que le gouvernement iranien s’en sert « pour justifier l’exécution des opposants » au régime du président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

L'ancien commandant suprême de l'OTAN Wesley Clark, qui assistait aussi à la conférence, a dit que l'ONU « doit intervenir pour assurer la protection des résidents d'Achraf ».

Il a également lancé une menace à peine voilée à Ahmadinejad : « Je suis un soldat, je sais ce qui attendre le gouvernement iranien s’il poursuit ses ambitions nucléaires ».

IRAN 
DECEMBRE 2019

 20 exécutions

Soulèvement national

1500 manifestants tués

4000 blessés

12.000 arrestations

dans 191 villes insurgées

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions; Octobre: 23 exécutions; Novembre: 15 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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