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Par Paul Taylor

Reuters, Paris, 27 avril - Les Etats-Unis doivent retirer le principal groupe d'opposition iranien en exil de sa liste noire des organisations terroristes hors la loi, a déclaré mercredi (27 avril) l’ancien conseiller à la sécurité nationale du président Barack Obama. 

Le général James Jones, qui à titre de haut responsable de la sécurité nationale à la Maison Blanche jusqu'en novembre dernier a mené une ouverture diplomatique avec l'Iran, a déclaré qu'il ne connaissait aucune preuve comme quoi les Moudjahidine du peuple étaient impliqués dans le terrorisme.
 
La question revêt une nouvelle urgence depuis que les troupes irakiennes ont attaqué un camp qui abrite environ 3.400 membres des Moudjahidine et leurs proches au nord de Bagdad le 8 avril, tuant 35 personnes et en blessant plus de 200, a-t-il dit.

Interrogé pour savoir si Washington devait retirer les Moudjahidine de la liste noire, l'ancien commandant suprême de l'OTAN a dit : «Je n'ai vu aucune raison de ne pas le faire. Je n’ai entendu aucune raison de ne pas le faire. »
 
Il a déclaré qu'il était « étrange », étant donné leurs nombreuses divergences, que les Etats-Unis et le gouvernement iranien soient d'accord pour qualifier un groupe d’organisation terroriste.

« Nous devrions être plus en phase avec les Européens, qui les ont déjà radiés de la liste », a déclaré Jones.

Jones a dit qu'il avait été l'un des architectes de la politique d'Obama pour tenter un rapprochement avec les dirigeants islamiques de l'Iran par un dialogue sur le programme nucléaire et pour améliorer les relations, trente ans après la rupture des relations avec la révolution islamique de 1979.

Mais cette politique n'a permis aucune avancée, car «le régime iranien s’est défini lui-même plus clairement ces deux dernières années en termes de son programme nucléaire et de ses ambitions régionales. »

Jones était en France pour assister à un événement organisé par le Conseil national de la Résistance, l'aile politique des Moudjahidines, en vue de demander la protection internationale du camp d'Achraf, théâtre d’une confrontation mortelle ce mois-ci.

Interrogé pour savoir si le statut des Moudjahidine et du camp d’Achraf avait été discuté au sein du Conseil de sécurité nationale durant ses années à la Maison Blanche, Jones a dit: « Non, je n’étais pas au courant. »
 
Il a été rejoint sur le podium par un autre ancien commandant de l'OTAN, le général Wesley Clark, le prix Nobel de la paix Elie Wiesel et l'ancienne candidate à la présidentielle colombienne Ingrid Betancourt, ainsi que par la dirigeante du CNRI Maryam Radjavi.

S'adressant à plus d’un millier de supporters l’acclamant  dans un centre de congrès de la banlieue parisienne, Maryam Radjavi a déclaré que l'attaque du camp d'Achraf avait été planifiée conjointement par les gouvernements de Bagdad et de Téhéran.

«Aujourd'hui, les dictatures en Iran et en Irak préparent un nouveau bain de sang », a-t-elle dit, appelant à la protection du camp par les Nations Unies et des États-Unis, et d’une enquête de l'ONU sur l’attaque du 8 avril.

Le gouvernement irakien a déclaré que trois personnes avaient été tuées lorsque des unités de l'armée envoyée pour reprendre des terres aux résidents d'Achraf et les donner aux agriculteurs locaux ont rencontré une résistance. Des officiels de l'ONU qui ont visité le camp ont confirmé le bilan de mortalité plus élevé.

Les États-Unis ont placé les Moudjahidine sur sa liste du terrorisme en 1997, principalement sur la base de leur rôle dans la lutte armée contre le chah dans les années 1970, et les attaques armées contre l'Iran à partir de leur base en Irak sous l'ancien président Saddam Hussein.

Le CNRI précise que les Moudjahidine ont renoncé à l'action armée en 2001.
(Traduit de l’original en anglais)

IRAN 
DECEMBRE 2019

 9 exécutions

Soulèvement national

1000 manifestants tués

4000 blessés

12.000 arrestations

dans 190 villes insurgées

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions; Octobre: 23 exécutions; Novembre: 15 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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