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Le Président de la Délégation du Parlement européen pour les relations avec l'Irak - Communiqué de presse, 29 avril - Nous avons mené une mission historique pour la première fois à Bagdad et à Erbil cette semaine afin de discuter du partenariat UE-Irak. Les principaux points concernaient les droits humains et les droits des femmes, principalement Achraf, le printemps arabe et ses implications en Irak, la croissance économique et les investissements étrangers, la sécurité et la situation politique générale. 

Nous avons rencontré tous les politiciens de plus haut rang sauf le Premier ministre Nouri Al Maliki, qui était en Corée du Sud. Nous avons rencontré M. Al Nujeifi et le Conseil des représentants [parlement], M. Zebari, le ministre des Affaires étrangères, M. Talabani, le Président, et M. Barzani le président du Kurdistan, le Président du Parlement kurde et le Premier ministre du Kurdistan. Nous avons séparément rencontré le Dr Saleh Al Mutlak et le Dr Iyad Allawi. Vendredi nous rencontrons des membres de Goran (Changement), l'opposition.

Sur Achraf, nous avons vivement critiqué le massacre qui a eu lieu le 8 avril. Il s'agissait d'une violation des droits de l'homme fondamentaux et un mépris direct du Parlement européen qui a envoyé deux résolutions spécifiques sur Achraf, soutenues par une large majorité de députés, pour demander au gouvernement irakien de respecter les droits humanitaires des 3400 personnes à Achraf et de ne pas recourir à la violence.

J'ai dit que notre délégation était prête à rentrer à Bruxelles et à négocier une résolution à long terme sur la crise d'Achraf, en cherchant l'accord du Conseil des ministres européen et de la Commission européenne pour le rapatriement des résidents d'Achraf vers l'Europe, les États-Unis et peut-être le Canada. Mais nous ne sommes pas prêts à négocier sous la menace d'un canon de fusil. Nous ne commencerons pas à négocier une résolution tant que le gouvernement irakien ne retirera pas ses troupes d'Achraf, ne fournira pas de soins médicaux urgent aux blessés graves, ne lèvera pas le siège du camp et ne restaurera pas la paix et la normalité. Nous pourrons alors commencer à négocier un accord avec l'UE,  les Etats-Unis, la MANUI, le HCR, etc. mais c'est totalement subordonné à la satisfaction de ces exigences, ainsi qu'à l'ouverture d' une enquête indépendante sur le massacre qui a eu lieu le 8 avril pour demander des compte aux responsables de la tuerie de 35 civils sans armes.

Nous avons demandé au ministre des Affaires étrangères Zebari l'autorisation de visiter Achraf mais il a dit carrément que c'était hors de question.

Struan Stevenson
Erbil
29 avril 2011