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Times Series – Par Natalie O’Neill 27 avril 2011

Une mère a protesté presque chaque jour pendant 25 ans en faveur des réfugiés du camp d’Achraf, où vit sa fille. En dépit de ses difficultés pour marcher, Fatemeh Mohammad, 75 ans s'est mobilisée aux côtés de centaines de compagnons anglo-iraniens devant le Foreign Office et l’ambassade des États-Unis à Westminster pour réclamer la protection des exilés au camp d’Achraf, en Irak.

Le camp d’Achraf est devenu un symbole d’espoir pour un Iran libre et démocratique. Il est occupé par 3 400 membres de la Résistance iranienne, l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) dont la fille de Fatemeh, Maryam Mohammad, âgée de 49 ans.

Le mouvement est basé en Irak depuis les années 1980. Il sensibilise sur les violations des droits de l’homme en Iran et demande qu'une fin soit mise à ce qu’il appelle le « blocus inhumain de deux ans d’Achraf », qui réprime les résidents et limite les ravitaillements notamment en médicaments.

Fatemeh est née en Iran mais est arrivée à Watford Way, Hendon, il y a 25 ans avec son mari Pedar Mohammad (depuis décédé) après que des membres du régime iranien aient appris qu’ils soutenaient l’OMPI.

Le couple rendait visite à leurs deux fils et à Maryam qui vivaient en Angleterre, quand ils ont reçu un appel téléphonique d’un ami de la famille les avertissant de ne pas retourner en Iran.

Fatemeh a déclaré : « Nous étions une famille très riche avec quatre appartements différents, huit boutiques, j’avais une voiture haut de gamme et nous avions un mode de vie agréable. Mais les gardes iraniens nous ont confisqué tout ce que nous possédions.Mon ami a dit que si nous revenions nous serions arrêtés et que ce serait la fin ».

Alors qu'elle vivait avec sa mère et son père à Hendon, Maryam a décidé de rejoindre le mouvement de libération de l’OMPI au camp d’Achraf.

Fatemeh a déclaré : « Maryam est partie il y a 20 ans – Elle a toujours eu un caractère à vouloir aider les gens. Elle m’a dit qu’elle voulait changer les choses pour son pays et a déclaré qu’elle devait y aller ».

Fatemeh a vu Maryam pour la dernière fois il y a sept ans quand elle lui a rendu visite au camp et depuis, elle n’a parlé à sa fille que deux fois.

Fatemeh a déclaré : « Elle a appelé une fois en 2008 et une fois en 2009 me disant qu’elle était très heureuse là-bas et qu’elle avait la meilleure vie possible. Lors du dernier appel, elle m’a dit de ne pas m’inquiéter mais en tant que mère, même si elle est adulte, elle est toujours ma petite et je m’inquiète ».

Le 8 avril, l’armée irakienne a abattu des civils non-armés au camp d'Achraf, faisant 34 morts.

La présidente de l’Association des Femmes anglo-iraniennes au Royaume-Uni, Laila Jazayeri a déclaré : « L’armée irakienne a attaqué le camp avec des mitrailleuses lourdes, des véhicules blindés ainsi que des armes automatiques et des grenades, visant la tête et la poitrine de nos proches avec l'intention de tuer. Environ 350 résidents ont été blessés et plus de 200 ont besoin d’assistance médicale, mais l’armée les empêche de recevoir des soins médicaux. Ils ont empêché l'entrée de médicaments et d’équipement médical dans le camp. Il faut faire quelque chose pour arrêter ça ».

La communauté anglo-iranienne à Barnet continue de manifester devant l’ambassade des États-Unis à Westminster, appelant le gouvernement américain à reprendre la responsabilité de la protection du camp.