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Communiqué de presse de Struan Stevenson - Strasbourg – 12 décembre 2013

Les États-Unis tentent de dissimuler le sort des otages en Irak, dénoncé par un eurodéputé

Un eurodéputé de haut rang a exprimé sa stupéfaction devant le fait que « les États-Unis tentent de dissimuler une information concernant les sept otages, dont six femmes, enlevés en Irak ». Struan Stevenson, eurodéputé conservateur écossais et Président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l'Irak, s’est dit surpris par la réponse du secrétaire d’État américain John Kerry à une question concernant les otages, lorsqu'il a affirmé que l'information était classée « confidentielle ». S'exprimant depuis Strasbourg, l'eurodéputé a déclaré :

« J'ai été stupéfait lorsque John Kerry a déclaré aux membres du Congrès lors d'une audition spéciale de la commission des Affaires étrangères à Washington, le 10 décembre, que le lieu où se trouvent les sept opposants iraniens enlevés lors du massacre à Achraf était classé « confidentiel ».

J'avais cru comprendre d'après les déclarations récurrentes du Département d’État qu'ils n'avaient pas de preuve de l'implication irakienne dans le massacre et l'enlèvement, et par conséquent ne savaient pas où se trouvaient des otages. Je viens d'écrire au secrétaire Kerry pour demander si son allusion à une information « classée confidentielle » signifie qu'en réalité le gouvernement américain a effectivement connaissance du lieu où se trouvent de ces réfugiés enlevés. En fait, dans ma lettre à John Kerry, je m'enquiers de savoir si les tentatives des États-Unis pour atteindre un accord de compromis avec le régime iranien sur l'enrichissement d'uranium doivent désormais prendre le pas sur toutes les considérations de liberté, de justice et de droits humains dans la région. Si c'est le cas, c'est profondément décourageant.

« J'ai également fait allusion dans ma lettre à une déclaration commune de deux groupes de travail de l'ONU (le Groupe de travail sur la détention arbitraire et le Groupe de travail sur les disparitions forcées et involontaires), de trois Rapporteurs spéciaux (le Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires et le Rapporteur spécial sur la torture et autre traitement ou châtiment cruel, inhumain et dégradant ainsi que le Rapporteur spécial sur la violence contre les femmes), et de l'Expert indépendant de l’ONU sur la promotion d'un ordre international démocratique et équitable, concernant les sept otages d'Achraf. Cette déclaration démontre la responsabilité manifeste du gouvernement irakien dans le raid contre le camp d'Achraf et l'enlèvement des otages.*

« J'ai déclaré dans ma lettre que ce communiqué des groupes de travail de l'ONU expose clairement la responsabilité directe du gouvernement irakien dans ce crime contre l'humanité. Malheureusement, au cours de ces 100 derniers jours, les États-Unis ont tenté de dissimuler cette information, sans nul doute en raison de considérations politiques. Je reviens tout juste d'une visite en Irak fin novembre, lors de laquelle j'ai rencontré plusieurs éminentes figures politiques, religieuses et des minorités ethniques. D'après celles-ci ainsi que d'autres sources fiables aussi bien en Irak qu'en Iran, j'ai reçu l'assurance que les sept otages, dont six sont des femmes, sont toujours détenus dans des prisons secrètes sous le contrôle de Maliki à Bagdad, tandis qu'il tente de négocier un accord sur leur sort final avec ses maîtres en Iran.

« Amnesty International a clairement dit le 19 novembre que « l'on sait désormais que les sept exilés iraniens enlevés le 1er septembre sont détenus par les forces de sécurité irakiennes dans un lieu de détention officieux au centre de Bagdad. Ils risquent la torture et d’autres mauvais traitements et pourraient être renvoyés de force en Iran ». Dans de telles circonstances, j'exhorte le secrétaire Kerry à exiger la libération immédiate des otages par le gouvernement irakien et de manière simultanée à demander au Secrétaire général de l'ONU, à la MANUI et au Conseil de Sécurité de l'ONU de se joindre fermement à lui dans cette exigence et de demander des comptes au premier ministre irakien Nouri al-Maliki pour son implication évidente dans ces crimes horribles. J'ai écrit à la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères – la baronne Ashton, dans le même esprit. »

*La déclaration de l'ONU publiée le lundi 9 décembre est disponible ici :
http://www.unog.ch/unog/website/news_media.nsf/%28httpNewsByYear_en%29/30507E82816DD5E8C1257C3C00371026?OpenDocument

IRAN 
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