Share this post

Submit to DeliciousSubmit to DiggSubmit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to StumbleuponSubmit to TechnoratiSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn

Communiqué du Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran

Les parlementaires et les pairs interpartis ont exhorté le 10 décembre le Premier ministre Cameron ainsi que le ministre des Affaires étrangères Hague à faire urgemment pression sur le gouvernement irakien pour libérer les sept Iraniens qui risquent une déportation en Iran et pour permettre la protection par les Nations Unies des 3000 opposants iraniens dans le camp Liberty près de Bagdad.
L'appel a été lancé lors d'une conférence parlementaire avec la participation des Iraniens qui protestent devant l'ambassade américaine à Londres et qui en étaient à leur 101ème jour de grève de la faim internationale, exigeant la protection par l'ONU des habitants du camp Liberty.

La conférence, coprésidée par Lord Clarke of Hampstead et le parlementaire Brian Binley, a écouté les discours de l'ancien président du Parti Travailliste Lord Clarke of Hampstead, des parlementaires David Amess, Mark Williams, Matthew Offord, Lord Judd, Lord Eden of Winton, Lord Maginnis of Drumglass, Steve McCabe, Bob Stewart, Elfyn Llwyd, Baronne Turner of Camden, Baronne Knight of Collingtree, de l'ancien chef du directeur du buerau des Droits de l'Homme de l’oNU en Irak Dr. Tahar Boumedra, du Sir Geoffry Bindman Conseiller de la Reine, et de Malcom Fowler représentant de la Commission des Droits de l'Homme de l'Ordre des Avocats de l'Angleterre et du Pays de Galle, ainsi que de Dolat Norouzi du Conseil national de la Résistance iranienne. Cette dernière a donné la lecture d’un message de Mme Maryam Radjavi, Présidente élue du CNRI.

Les forces irakiennes, sous le commandement du premier ministre Nouri al-Maliki, ont mené un massacre au camp d'Achraf le 1er septembre, menottant et tuant 52 opposants iraniens, dont six femmes, et prenant sept autres en otages.

Le parlementaire David Amess a déclaré : « Il y a eu cinq attaques meurtrières dans les camps d'Achraf et de Liberty par les forces armées spéciales de Nouri al-Maliki depuis 2009, menant au meurtre de 112 habitants et faisant plus de 1300 blessés. Au moins 16 habitants ont perdu la vie à cause du blocus médical contre Achraf et Liberty. L'ONU doit lancer une mission d'enquête indépendante sur les crimes commis le 1er septembre et poursuivre en justice les auteurs de ce crime contre l'humanité. »

Le parlementaire Brian Binley a déclaré : « Les sept otages sont détenus par les forces de Maliki à Bagdad sous la torture. Cela fait 101 jours que des centaines d'Iraniens courageux sont en grève de la faim demandant leur libération. En vertu du droit international et du principe de la « Responsabilité de Protection », il est temps pour le Premier ministre Cameron et le ministre des Affaires étrangères Hague de contacter Maliki pour exiger qu'il libère les otages immédiatement. »

Lord Clarke of Hampstead a déclaré : « Au nom du Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran, qui bénéficie du soutien de la majorité des membres de la Chambre des Communes et de plus de 250 membres de la Chambre des Lords, je souhaiterais exprimer notre gratitude au gouvernement albanais pour avoir accepté 210 réfugiés du camp Liberty en Irak et nous espérons que le gouvernement albanais aura la générosité d'en accueillir 200 ou 300 de plus du camp Liberty. Il est très important que l'Organisation des Moudjahidine du Peuple d'Iran (OMPI) ait assuré qu'elle prendra l'entière responsabilité de toutes les dépenses pour ces réfugiés. »

Le parlementaire Steve McCabe a déclaré : « Le Premier ministre Cameron doit clairement faire comprendre au gouvernement d'Irak que si les sept otages d'Achraf ne sont pas libérés ou s'ils sont remis au régime iranien en violation du droit international, son aide étrangère ainsi que ses relations bilatérales seront suspendues. »
Le parlementaire Dr. Matthew Offord a appelé l'ONU à installer une équipe de surveillance accompagnée des Forces de Casques Bleus au camp Liberty de façon permanente jusqu'à ce que tous les habitants soient transférés dans des pays tiers. Et ils ont demandé que l'Irak assure sans autre retard les conditions de sécurité au camp Liberty, incluant les T-Walls, les gilets pare-balles, les casques de protection, le matériel et les équipements médicaux, les doubles plafonds, la permission de construire et d'étendre la zone de Liberty.

Les parlementaires et les pairs ont également averti que le président iranien Hassan Rohani était hypocrite dans ses revendications de « modération », se référant à un rapport d'Amnesty International stipulant que 400 exécutions avaient été mises en application en Iran depuis qu'il a pris ses fonctions. Les parlementaires ont affirmé que les troubles internes ainsi que les sanctions internationales avaient contraint le régime à accepter le récent accord nucléaire à Genève ; toutefois, ils ont mis en garde, cet accord donne à Téhéran l'opportunité de continuer sa duperie dans la mesure où il peut continuer l'enrichissement de l'uranium à 5%, que les sites de Fordow et d'Arak n'ont pas été fermés, que le Protocole Additionnel et les inspections surprises n'ont pas été mis en place et que les inspections du site de Parchin n'ont pas été acceptées.

Dowlat Nowrouzi, la représentante du CNRI au Royaume-Uni, a déclaré : « Les sanctions et l'isolation ont affaibli le régime et elles devraient rester en place aussi longtemps que le régime n'adhère pas aux protocoles nucléaires ou ne respecte pas les demandes de l'AIEA. Donner davantage de temps au régime, et plutôt tôt que tard nous serons confrontés à un régime fanatique et impitoyable doté de l’arme nucléaire en Iran. Toute indulgence, hésitation et concession de la part de la communauté internationale incitera le guide suprême Khamenei à s'approcher une fois encore de la fabrication d'armes nucléaires via la duperie et la tromperie. »

Les parlementaires ont affirmé que l'application entière des résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU, en particulier une cessation totale de l'enrichissement d'uranium, l'adhésion au Protocole Additionnel et l'accès non entravé des inspecteurs de l'AIEA aux centres et sites nucléaires suspects sont essentiels pour que le régime abandonne l'armement nucléaire, et ils ont exhorté les gouvernements occidentaux à maintenir la pression des sanctions pour atteindre cet objectif.

Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran
Le 10 décembre 2013

IRAN 
OCTOBRE 2019

 16 exécutions

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions

-----------------------------

En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

A LIRE