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Reuters, 26 décembre - Un camp d’opposants iraniens dans la capitale irakienne a été touché par des roquettes jeudi dans une attaque, dont le groupe dit qu’elle a tué au moins deux personnes et grièvement blessé plusieurs autres.
Une milice chiite a revendiqué cette attaque contre le camp des Moudjahidine du peuple (Ompi) dans l'ouest de Bagdad, qui a été à plusieurs reprises la cible de tirs de mortier et de roquettes ces derniers mois.

Le groupe, qui appelle au renversement des dirigeants religieux de l'Iran (...), n'est plus le bienvenu en Irak sous le gouvernement à dominante chiite qui est arrivé au pouvoir après invasion américaine menée en 2003.

Un porte-parole du groupe a déclaré dans un communiqué que deux personnes avaient été tuées quand le « camp Liberty », une ancienne base militaire américaine, a été «attaqué par des dizaines de roquettes de différents types. »

Plusieurs blessés étaient dans un état critique, a ajouté le communiqué. Il a accusé le gouvernement du Premier ministre Nouri al-Maliki d'être derrière l'attaque pour tenter de gagner le soutien du gouvernement de l'Iran avant les élections de l'année prochaine.

Les autorités irakiennes ont nié à maintes reprises toute implication dans les attaques contre le groupe.

Dans une rare revendication de responsabilité pour les attaques contre l’Ompi, Wathiq al-Batate, commandant de la milice de l'Armée al-Mukhtar, a déclaré à Reuters que son groupe avait tiré 20 roquettes Katioucha et obus de mortier sur le camp.

« Nous avons demandé de nombreuses fois (au gouvernement) de les expulser du pays, mais ils sont toujours là », a-t-il dit, accusant le groupe de communiquer avec les politiciens sunnites et chiites qui selon lui, étaient liés à Al-Qaïda.

L’armée d’Al- Mukhtar est une milice chiite relativement nouvelle, qui se dit soutenue et financée par l'Iran. Batate est un ancien dirigeant d’une milice plus connue, le Kata'ib Hezbollah.
Shahriar Kia, un autre porte-parole de l’OMPI qui vit dans le camp qui abrite environ 3000 opposants iraniens, a dit que ces deux hommes ont été tués quand une roquette est tombée près de leur baraquement.

«J'ai vu deux baraquements en feu et de la fumée noire qui s'en échappait. Nous continuons de nous abriter dans les baraquements par craintes d’autres bombardements. »

Des sources policières ont confirmé que le camp avait été pris pour cible par des mortiers et ont dit que quatre Iraniens blessés avaient été transportés dans un hôpital de l'ouest de Bagdad.

Plus de 50 personnes ont été tuées dans un autre camp de l’Ompi au nord de Bagdad en septembre. L'attaque avait suscité la condamnation des États-Unis et la Grande-Bretagne.


http://www.reuters.com/article/2013/12/26/us-iraq-violence-iranians-idUSBRE9BP0HC20131226