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Par Struan Stevenson, eurodéputé

UPI – La justice espagnole a accusé Fayadh d'être la « personne responsable de graves infractions à la Quatrième Convention de Genève et du Premier Protocole Additionnel depuis mai 2010 dans la fonction de ce dernier comme président du « Comité d’Achraf » attaché au cabinet du premier ministre al-Maliki, et en particulier pour son implication présumée dans les massacres du 8 avril 2011 et du 1er septembre 2013 de  « personnes protégées » en vertu de la Quatrième Convention de Genève résidant dans la cité d'Achraf (en Irak), conjointement avec les crimes rapportés de 35 meurtres et de 337 cas de personnes délibérément blessées le 8 avril 2011 et de 52 meurtres et de 7 enlèvements le 1er septembre 2013, en plus des tortures et des coups et blessures à l'encontre des résidents d'Achraf ».
L'ordonnance stipule également que les « tueries, les blessures, le bombardement sonore, le refus de la nourriture et des soins médicaux – rien ne peut se produire à Achraf sans la connaissance des membres du Comité et en particulier de Falah al-Fayadh. Dans la hiérarchie civile et militaire, il était la personne chargée de l'opération du 8 avril 2011 sous les ordres du premier ministre, qui est le commandant en chef des forces armées irakiennes. Dans les questions de sécurité à travers le pays, y compris Achraf, Falah al-Fayadh est la personne en charge ». La décision de la cour déclare que le 1er septembre, « les forces militaires irakiennes encerclant et occupant Achraf ont permis le massacre de sang froid de 52 résidents – parmi à peu près une centaine de résidents qui n'avaient pas été contraints de partir pour le ''camp Liberty '', tous ayant le statut de personnes protégées par la Quatrième Convention de Genève. Sept autres ' personnes protégées '' ont été enlevées lors de cet assaut et n'ont toujours pas été libérées, et les autorités irakiennes n'ont pas encore dit où elles se trouvent ».

Cette inculpation capitale aura l’effet d’un choc sur Maliki, qui continue de mentir et de nier toute implication dans la série des massacres et des enlèvements qui ont visé les réfugiés désarmés et sans défense dans les camps d'Achraf et de Liberty. Ces mises en accusation constitueront également un grave embarras pour les responsables du Département d’Etat américain à Washington qui, au lieu de demander des comptes au premier ministre irakien, tolèrent les mensonges de Maliki et tentent sans conviction de couvrir ses crimes. Maliki, contrairement à l'Accord d'Erbil signé peu après les dernières élections irakiennes, a gardé le contrôle de tous les ministères cruciaux irakiens, comme ceux de la Défense, de la Sécurité intérieure, des Services du Renseignement, de la Police, etc. Il ne peut, dès lors, nier la responsabilité des atrocités commises, presque quotidiennement, par ses réseaux militaires et du renseignement, y compris les séries d'attaques contre Achraf et Liberty ainsi que l'enlèvement le 1er septembre de sept personnes, dont six femmes. Malheureusement, de nombreux gouvernements de l'UE et même la haute représentante de l'Union Européenne pour les Affaires Etrangères – Catherine Ashton – suivent la position du Département d’Etat et tiennent des propos pitoyables sur l'absence de preuve sur la culpabilité de Maliki. La décision de la justice espagnole a réduit ces propos à néant.

Ces accusations de la justice espagnole ouvrent un nouveau chapitre, qui peut en temps utile conduire directement à une inculpation de Maliki en personne. A ce titre, j'applaudis l'initiative de Maryam Radjavi, la Présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, qui a appelé les centaines de grévistes de la faim à travers le monde, dont beaucoup le sont depuis le tout dernier massacre des résidents d'Achraf le 1er septembre, à mettre fin à leur protestation. J'applaudis les grévistes de la faim pour leur courage et leur force d'âme pour attirer l'attention mondiale sur ces crimes horribles contre des opposants iraniens sans défense, qui étaient censés être sous la protection du gouvernement irakien.

Avec 8000 Irakiens morts jusqu'à présent cette année dans des attaques terroristes presque constantes, la réponse de Maliki est un système de prisons secrètes, des exécutions de masse, la torture et la répression, pour lesquels il devrait être tenu responsable. Le gouvernement irakien est devenu sourd aux doléances de la minorité sunnite et tente de marginaliser les Kurdes.

Maliki ferme les yeux sur les attaques meurtrières quotidiennes des Turkmènes, des Shabaks, des Chrétiens et des autres minorités. Mais dans le Moyen Orient élargi, il y a une crainte grandissante que l'islam fondamentaliste, qui prend racine en Iran, se soit assuré une emprise mortelle sur Maliki et qu'il menace désormais de submerger l'Irak, la Syrie et des pays un peu plus loin, propageant l'hégémonie de Téhéran sur une large zone. C'est pourquoi un Iran dotée de l’arme nucléaire pose une telle menace au Moyen-Orient et à la sécurité mondiale. Cela aurait des implications extrêmement dangereuses, parce qu'Israël ne tolérera pas un Iran nucléairement armé et si l'Occident échoue à empêcher que cela se produise, Israël frappera. L'Arabie Saoudite, pendant ce temps, sera encouragée à fabriquer ses propres armes atomiques et nous verrons une course à l'armement s'intensifier au Moyen-Orient. L'Occident, une fois encore mené par le président américain Barack Obama, a lâchement accepté les promesses iraniennes de réduire son programme d'enrichissement nucléaire, croyant que le souriant président Hassan Rohani est d'une certaine manière un libéral modéré. Rohani n'est en aucune façon un modéré. Il trompe l'Occident et gagne du temps pour achever la fabrication par l'Iran d'une arme nucléaire.

L'importance stratégique de l'Irak en raison de sa position centrale entre la Syrie, l'Iran, la Jordanie, l'Arabie Saoudite la Turquie ne peut pas être sous-estimée. C'est pourquoi il est essentiel de voir l'élection d'un gouvernement modéré et non confessionnel à Bagdad, qui pourrait jouer un rôle pivot dans la résolution de conflit au Moyen Orient et dans l'arrêt de la spirale de la violence dans l'Irak même. Mais rien de cela ne peut se produire, à moins que l'Occident prenne conscience et agisse contre la menace malveillante que la présence continue de Maliki en tant que premier ministre irakien incarne. L'Occident doit insister immédiatement pour la libération des sept otages d'Achraf et le déploiement des soldats de la paix de l'ONU pour protéger les 3000 réfugiés iraniens dans le camp Liberty. Il doit également y avoir une action immédiate pour évacuer par pont aérien ces 3000 réfugiés hors d'Irak vers des endroits sûrs avant qu'un autre massacre, encore plus sauvage, n'ait lieu.

(Struan Stevenson est le Président de la Délégation du Parlement Européen pour les Relations avec l'Irak. Suivez-le sur Twitter : @StruanStevenson.)

IRAN 
DECEMBRE 2019

 19 exécutions

Soulèvement national

1000 manifestants tués

4000 blessés

12.000 arrestations

dans 190 villes insurgées

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions; Octobre: 23 exécutions; Novembre: 15 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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