Share this post

Submit to DeliciousSubmit to DiggSubmit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to StumbleuponSubmit to TechnoratiSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn

Iran Manif - Une délégation de haut rang de parlementaires britanniques ont exigé la libération immédiate des sept otages du camp d'Achraf, une enquête complète sur le massacre dans ce camp et la protection d'urgence de la population du camp Liberty avant son transfert vers des pays sûrs.

Les parlementaires et pairs, menés par l'ancienne présidente de la Chambre des Communes la Baronne Boothroyd et Lord Carlile of Berriew, Conseiller de la Reine et Compagnon de l'Ordre de l'Empire Britannique, ont également condamné la « terrifiante violation » des droits humains en Iran, dont plus de 700 exécutions en 2013, et critiqué l'indulgence de leur propre gouvernement à l'égard du régime iranien.

La délégation britannique s'est entretenue avec la Présidente élue de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, lors de sa visite au siège du CNRI à Auvers-sur-Oise, au nord de Paris, lundi 27 janvier, organisée par le Comité Parlementaire Britannique pour la liberté en Iran.

Le Comité Parlementaire Britannique pour la Liberté en Iran est conjointement présidé par Lord Carlile et le député David Amess, et soutenu par une majorité de parlementaires et 200 membres de la Chambre des Lords.

Lors de cette rencontre, Mme Radjavi a rendu hommage à ce soutien des deux chambres parlementaires britanniques au peuple iranien et à sa résistance. Elle a mis en cause le régime iranien pour avoir multiplié les exactions et les pendaisons, et pour s'ingérer dans la région afin de compenser son recul forcé dans son projet d'armement nucléaire.

Le régime a utilisé son gouvernement fantoche en Irak pour massacrer des habitants du camp d'Achraf et du camp Liberty, tout en exploitant également la faiblesse de la réaction de la communauté internationale pour faire progresser ses ambitions nucléaires.

La délégation britannique a souligné qu'en dépit de l'accord de Genève, les tentatives de Téhéran d'obtenir des armes nucléaires constituent une sérieuse inquiétude et que tout accord final devrait contraindre l'Iran à mettre en œuvre toutes les résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU sur la cessation de toute sorte d'enrichissement.

Ils ont fait remarquer que les abus des droits de l'homme et les exécutions s'étaient intensifiés sous le nouveau président « modéré » Hassan Rohani, qui s'est vanté d'avoir trompé l'Occident à propos du projet nucléaire de l'Iran durant ses 30 années de fonction en tant que haut responsable du régime.

La délégation a également condamné les visites de parlementaires britanniques et d'autres pays en Iran malgré la tuerie et la répression continues qui y règnent.

Les membres de la délégation ont réitéré que ces parlementaires ne représentent par le parlement du Royaume-Uni et que la majorité des membres du parlement soutient l'instauration de la démocratie et de la liberté en Iran.

Ils ont exprimé leur solidarité avec les membres de l'Organisation des Moudjahidine du Peuple d'Iran (OMPI) dans le camp Liberty et souligné que le gouvernement britannique a une responsabilité entière quant à leur sûreté et leur sécurité, et qu'il devrait user de son influence au Conseil de Sécurité de l'ONU pour demander une enquête « entière et transparente » sur le massacre du 1er septembre au camp d'Achraf.

Les législateurs britanniques ont qualifié l'interférence du régime iranien dans la région, en particulier en Irak et en Syrie, de « dangereuse » et soutenu la proposition de Mme Radjavi selon laquelle un arrêt complet de l'ingérence du régime iranien en Syrie constitue la seule solution à cette crise.

Ils ont appelé la communauté internationale à confronter le premier ministre irakien Nouri al-Maliki pour avoir ordonné les attaques contre les camps de Liberty et d'Achraf, et exprimé leur exécration face à la dissémination d'informations fabriquées contre l'opposition iranienne et les résidents du camp Liberty, qui ouvre la voie à davantage d'attaques.

Et ils ont apporté leur soutien entier au plan en dix points de Mme Radjavi pour l'avenir de l'Iran comme étant la meilleure garantie pour la démocratie et les droits de l'homme tout comme pour la paix et la sérénité dans la région et dans le monde.