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Iran Manif  – Les 3000 opposants iraniens du camp Liberty en Irak, sous la menace quotidienne d'attaques, doivent être transférés de toute urgence vers des pays sûrs, a exigé l'ancien directeur du bureau des Droits de l'Homme de l’ONU en Irak, Taher Boumedra.

Il a également accusé l'ONU de dissimuler les conditions carcérales du camp situé près de l'aéroport de Bagdad, où ces opposants iraniens sont privés d'accès aux soins médicaux ainsi qu'à l'eau, et soumis à des mauvais traitements quotidiens par leurs gardiens irakiens.

M. Boumedra prenait la parole lors d'une conférence intitulée « Iran – Les Droits de l'Homme – La politique occidentale, Action urgente pour les habitants du Camp Liberty » organisée par le groupe des Amis d'un Iran Libre (FOFI) dans les pays scandinaves à l'Institut Nobel d’Oslo.

Cette même opposition iranienne, membres et sympathisants de l'Organisation des Moudjahidine du Peuple d'Iran (OMPI), a également été attaquée à plusieurs reprises avant d'être transférée du camp d'Achraf au camp Liberty, a déclaré M. Boumedra.

Il a ajouté : « En avril 2011, les Achrafiens ont été attaqués, 36 ont été tués et un grand nombre de personnes ont été blessées. J'ai mené la mission d'enquête au camp d'Achraf et j'ai procédé au décompte des corps dont j’ai fait un rapport.

« La MANUI m'a empêché de rendre le rapport public. J'ai dû l'envoyer à Genève par voie irrégulière afin de leur donner la possibilité de le rendre public, et on me rappelait toujours que je devais faire des rapports positifs.

« Faire des rapports positifs signifie dissimuler, ne pas dire ce que vous observez sur le terrain. Des gens ont été tués, attaqués à plusieurs reprises, un embargo leur a été imposé, l'accès aux soins médicaux leur est retiré, on les prive de l'accès à l'eau, et pourtant nous étions censés faire des rapports positifs.

« Lorsqu'il a été question de transférer les habitants du camp d'Achraf au camp Liberty, là encore, j'ai été le premier à me rendre au camp Liberty et j'ai rapporté que le camp Liberty était un centre de détention. »

Et il a accusé l'ancien émissaire de l'ONU en Irak Martin Kobler d’avoir trafiqué les rapports et les photos afin de convaincre la communauté internationale et les habitants du camp d'Achraf que le camp Liberty était acceptable.

Il a ajouté : « Nous avons menti à notre institution, nous avons menti aux habitants du camp d'Achraf et nous avons menti à la communauté internationale. Et nous avions les rapports, des rapports très spécifiques que le camp Liberty est très vulnérable aux attaques. Et pourtant, nous avons fait croire à la communauté internationale qu'ils n'allaient être là que pour six mois.

« Ma crainte est que plus longtemps ils restent au camp Liberty, plus il y aura d'attaques. Les Irakiens ne cachent pas cette intention, ils la rendent publique. Ils les attaqueront et le cabinet du premier ministre m'a personnellement dit qu'ils finiront par être anéantis s'ils ne quittent pas l'Irak.

« Je voudrais que vous saisissiez que chaque jour que ces personnes restent à Liberty, leur vie est exposée à un très grave danger.

« Je pense que la solution est faisable et abordable. Ce n'est pas quelque chose qui nécessite un effort très particulier, il s'agit d'une petite population de moins de 3000 personnes désormais. Par conséquent, ceux qui se préoccupent réellement des droits de l'homme devraient faire de leur mieux pour leur offrir des lieux de réinstallation. »

À la conférence du 24 février étaient également présents la Présidente élue de la Résistance iranienne Maryam Radjavi, l'ancien premier ministre de l'Islande Geir Haarde, Patrick Kennedy qui a été membre du Congrès américain de 1995 à 2011, ainsi que des personnalités politiques de Norvège, de Suède, de Finlande et du Danemark.