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Iran Manif – « Pensons à ces sœurs, à ces frères qui souffrent à travers le monde et qui se sentent abandonnés, voire rejetés par les humains que nous sommes et qui leur paraissent cantonnés dans un silence complice des plus abjects » a déclaré Anissa Boumediene, ancienne première dame d’Algérie, à la conférence internationale pour les femmes qui s’est tenue à Paris le 1er mars en solidarité avec les femmes de la résistance iranienne.

Elle se tenait avec plus d’une trentaine de délégations des 5 continents aux côtés de Maryam Radjavi, la dirigeante de l’opposition iranienne, toutes venues pour exprimer leur solidarité avec les résistants iraniens en grand danger  au camp Liberty en Irak, dont un millier de femmes.

« Nos sœurs et nos frères du camp Liberty en sont le vivant témoignage. Condamnés à court terme au manque de nourriture, car leur stocks alimentaires sont en voie d’épuisement, condamnés à respirer les miasmes pestilentiels de fosses septiques bouchées, condamnés à de nombreuses infections et à de nombreuses maladies, car ils sont interdits de soins et interdits d’hôpitaux. N’est-ce pas là un génocide qui ne veut pas dire son nom ? Un génocide programmé ?

Grâce au silence complice de l’ONU et des autorités américaines qui avaient pris pourtant de solides engagements lors du transfert de ces personnes d’Achraf au camp Liberty. N’oublions pas non plus les six femmes et l’homme, les sept personnes victimes d’enlèvement. A ce jour nous n’avons aucune information sur leur lieu de détention. Sont-ils vivants ou morts ? Où se trouve leur lieu de détention ? Nous évoluons ici en plein désert de non droit.

Nous ignorons également ce qu’il est advenu des corps de 50 personnes tuées à Achraf, où les-t-on enterrés et les a-t-on seulement enterrés ? Toutes ces questions non résolues, tous ces engagements non tenus, n’honorent guère leurs auteurs. Ils ne sont révélateurs que d’une immense lâcheté, voire d’une certaine abjection humaine.

C’est parce que nous réprouvons totalement cette ignoble conduite vis-à-vis d’êtres humains sans défense, que nous sommes aujourd’hui à vos côtés, madame la présidente [Radjavi], en vous renouvelant notre espoir que les souffrances des prisonniers de Liberty, qui sont en principe des réfugiés selon la convention de Genève, que leurs souffrances soient enfin prises en compte par tous ceux qui ont le devoir absolu d’y remédier.

Continuez courageusement et inlassablement votre combat Madame la Présidente en faveur de ceux qui souffrent.

Nous voilà toutes réunies à l’occasion de la commémoration du 8 mars, dit « Fête de la femme », c’est à-dire, une seule journée sans privilège particulier pour la femme, quand les hommes bénéficient de meilleurs avantages 364 jours par an. Inutile de se voiler la face. Nous savons toutes que le sort de l’homme, dans bon nombre de pays, est beaucoup plus enviable que celui de la femme, qui a en plus de son travail, a la charge souvent exclusive d’éduquer ses enfants. Permettez-moi de souhaiter que cette journée qui voit réunies des femmes de tous pays, à l’invitation de Mme Radjavi revête d’abord un caractère humanitaire.

Permettez-moi d’attirer l’attention sur le fait que toutes les femmes qui ont la chance de vivre dans des pays développés aux structures démocratiques affirmées où les choix politiques sont tout à fait libres, où les élections sont transparentes, où la volonté de la majorité l’emporte, permettez-moi d’insister sur leur chance de vivre là où souffle le vent de la liberté, et ce même si la vie n’y est pas toujours rose, avec le chômage, la hausse des prix, la difficulté de trouver un emploi.

Cette liberté qui permet de flâner tranquillement dans les rues, de s’asseoir en toute quiétude à la terrasse d’un café, de s’habiller selon sa volonté, oui, il faut l’avoir perdue pour pouvoir en apprécier toute la saveur et connaître tout le prix de cette liberté dont tant de gens dans d’autres pays sont démunis.

Cette liberté qui permet aux femmes de participer à des élections vraiment libres comme candidates et de triompher selon la majorité.

Alors aujourd’hui pensons à ces femmes, à ces hommes et à ces enfants qui dans de nombreux pays risquent leurs vies à chaque instant, menacés par les armes, menacés par les bombes, menacés par leurs propres frères, menacés par leurs coreligionnaires, menacés parce qu’ils sont différents, menacés sous différents et fallacieux prétextes. La haine aveugle et implacable se nourrit toujours de fallacieux prétextes qui détruisent toute humanité en l’homme, l’avilissent et le ravale au rang de la brute, c’est-à-dire au rang de l’animal le plus éloignés de l’homme. »

IRAN 
DECEMBRE 2019

 29 exécutions

Soulèvement national

1500 manifestants tués

4000 blessés

12.000 arrestations

dans 191 villes insurgées

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions; Octobre: 23 exécutions; Novembre: 15 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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