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Iran Manif – Les deux chambres du parlement britannique se sont mobilisées pour défendre les droits constamment violés d’un millier d’opposantes iraniennes parquées dans un camp de concentration près de Bagdad, le très mal nommé « Liberty ». Voici le communiqué publié à cet effet :

Des parlementaires britanniques : Le Conseil de sécurité de l’ONU doit examiner les violations par l’Iran du droit à la protection des 1000 femmes du camp Liberty

Plus de 110 membres des deux chambres du Parlement ont soutenu une déclaration sur la lutte des femmes iraniennes pour la liberté et l'égalité. La déclaration a également demandé des garanties pour la sécurité et le bien-être d’un millier de femmes courageuses au camp Liberty gravement menacées par les forces armées irakiennes, à la demande du régime iranien.

En célébrant la Journée internationale des femmes, nos cœurs saignent pour les femmes iraniennes qui ont été les principales victimes de la dictature religieuse au pouvoir depuis plus de trente ans. Le 8 mars, pour la Journée internationale des femmes, 80 femmes ont été arrêtées dans les rues de Téhéran. Quelques jours auparavant, une femme de 26 ans a été pendue dans la ville d'Ispahan, laissant derrière elle sa fillette de 8 ans.

La déclaration souligne la présence importante des femmes iraniennes dans le mouvement de résistance pour la démocratie et le rôle de premier plan joué par Mme Maryam Radjavi, présidente élue du mouvement, pour rassembler des milliers de femmes formant l'avant-garde de la résistance contre l'intégrisme religieux, aux côtés d’hommes épris de liberté.

Elle met également en lumière la crise humanitaire au camp Liberty, où près d'un millier de femmes, reconnues comme des personnes protégées en vertu de la Quatrième Convention de Genève, font face à de graves dangers, y compris l'extradition illégale en Iran. Six d'entre elles, prises en otage le 1er septembre au camp d'Achraf, sont actuellement en grave danger d'extradition.

Alors que se déroule la session du Conseil des droits de l'homme de l’ONU à Genève, la déclaration exhorte vivement le Conseil de sécurité des Nations Unies à examiner l’épouvantable bilan des droits humains de Téhéran, en particulier les droits des femmes, afin de prendre des mesures punitives. Elle demande également à l'ONU, aux États-Unis et à l'UE de prendre des mesures immédiates pour la libération des sept otages du camp d'Achraf, dont six femmes. Elle poursuit en demandant des garanties de sécurité pour les habitants du camp Liberty et de poster des Casques bleus des Nations Unies.

Pour terminer, les parlementaires britanniques ont exprimé leur soutien à la charte en dix points de Mme Radjavi pour les libertés fondamentales en Iran qui prévoit la tenue d’élections libres et équitables, le respect des droits de l'homme et de la démocratie, l'égalité des sexes, un Iran non-nucléaire, la séparation de la religion et de l’Etat, un système judiciaire indépendant, l’état de droit et l'abolition de la peine de mort.

Baronne Turner of Camden
Le 24 mars 2014