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Iran Manif - Dans une conférence à la salle Victor Hugo de l’Assemblée nationale à Paris, en présence de membres de tous les groupes politiques, Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a souligné que le développement et la poursuite des relations de la communauté internationale avec le régime iranien devaient être subordonnés à la fin des violations des droits humains, des exécutions et de la torture, indique un communiqué du CNRI. Cette conférence, tenue à l’invitation du Comité parlementaire pour un Iran démocratique, a été l’occasion pour plusieurs députés de prendre la parole.

Mme Radjavi a rappelé que les violations des droits humains en Iran prennent chaque jour de nouvelles dimensions, mais que le régime iranien profite des visites des délégations parlementaires et commerciales en Iran pour dire à la population et aux prisonniers politiques qu’il bénéficie du soutien de l’Occident malgré les exécutions et la torture. « J’appelle les parlementaires et les chefs d’entreprises à annuler leurs déplacements en Iran, comme beaucoup l’ont déjà fait en Europe parce qu’ils ont refusé d’être utilisés comme une carte blanche pour davantage de crimes », a-t-elle ajouté.

La présidente élue de la Résistance iranienne a dénoncé le fait que les gouvernements occidentaux aient ignoré le raid brutal du 17 avril contre les détenus politiques à la prison d’Evine de Téhéran, et a appelé à une enquête internationale et indépendante à ce sujet.

Dans cette rencontre avec les parlementaires, à la veille d’un nouveau round de négociations nucléaires, Mme Radjavi a mis en avant que le régime iranien avait signé l’accord de Genève simplement pour réduire les sanctions internationales, et que cet accord n’avait fait que retarder son programme pour se doter de la bombe atomique. Le régime a pu conserver tous ses sites et même augmenter sa capacité d’enrichissement. Il poursuit en parallèle un programme de missiles balistiques sans être inquiété. Pour s’assurer qu’il ne se dote pas d’armes nucléaires, il faut imposer le protocole additionnel et ses inspections inopinées. Il faut stopper définitivement l’enrichissement et le programme de missiles du régime.

Les parlementaires ont dénoncé la répression croissante et les exécutions en Iran et qualifié d’illusion la modération de Rohani. Les députés ont regretté que le silence de l’Occident à propos des violences du régime sur les prisonniers sans défense lui laisse le champ libre pour répéter ces crimes.

Ils ont estimé que les visites des délégations parlementaires et commerciales en Iran alors que les Iraniens et leur résistance ont besoin du soutien des pays épris de liberté, envoient un mauvais message au fascisme religieux au pouvoir en Iran.

Aux yeux des parlementaires français, Rohani est une partie intégrante de la dictature religieuse et affiche un sombre bilan dans tous les domaines, notamment au niveau des droits humains, du terrorisme et de l’ingérence des les pays de la région ; il essaie d’alléger les sanctions tout en poursuivant le programme nucléaire et défend et met en œuvre la politique de Khamenei, le guide suprême des mollahs.

Les intervenants ont précisé qu’un changement en Iran est une nécessité et que le soutien à la résistance organisée et au plan en dix points de Maryam Radjavi est la seule voie vers la liberté et la démocratie en Iran.

La Présidente élue de la Résistance iranienne a félicité le président français et son gouvernement pour la libération des quatre otages français en Syrie. Elle a appelé la France à jouer un rôle d’avant-garde dans la protection des réfugiés iraniens du camp Liberty en Irak et pour sauver la vie de sept d’entre eux, six femmes et un homme, enlevés lors du massacre du 1 septembre 2013 à Achraf.

Elle a rappelé les dangers qui menacent les habitants de Liberty et demandé une enquête indépendante sur les massacres à Achraf et Liberty par l’ONU, les USA et l’Europe. Il faut obliger le gouvernement irakien à autoriser les dispositions de protection nécessaires à Liberty, a-t-elle affirmé.

Nous demandons la réinstallation rapide des résidents de Liberty, surtout les malades et les blessés, aux Etats-Unis et en Europe, a-t-elle poursuivi.

Parmi les parlementaires qui sont intervenus figurent Bruno Leroux, président du groupe socialiste, André Chassaigne, président du groupe de la gauche démocrate et républicaine, Gérard Charasse, président du Comité parlementaire pour un Iran démocratique, Dominique Lefebvre, Michel Terrot, Pascal Deguilhem, Martine Carillon-Couvreur, Martine Pinville, Stéphane Saint-André, ainsi que les sénateurs Alain Néri et Jean-Pierre Michel, co-fondateur du Comité français pour un Iran démocratique au Sénat. Ont également pris la parole Yves Bonnet, ancien député et ancien directeur de la DST, Pierre Bercis, président des Nouveaux Droits de l’Homme, et François Colcombet, ancien député et magistrat.