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Lors d'une réunion au siège européen des Nations Unies à Genève, Maryam Radjavi a renouvelé ses appels pour que l’ONU garantisse les droits et la protection des habitants du camp Liberty.
 
Iran Manif - Lors d'une réunion au siège européen des Nations Unies à Genève, la dirigeante de l’opposition iranienne Maryam Radjavi a renouvelé ses appels pour que les droits et la protection des habitants d'Achraf soient garantis par les USA et les Nations Unies.

La présidente élue de la Résistance iranienne a également appelé l'ONU à soumettre le dossier du massacre 1988 de 30.000 prisonniers politiques en Iran au Conseil de sécurité afin d’en tenir le régime pour responsable et de traduire ses dirigeants en justice.

Le Dr Sabah Al Mokhtar, président de l'Association des avocats arabes, a déclaré que les habitants d'Achraf ont été privés de tous leurs droits. Il a également rappelé qu'ils n'ont pas un accès suffisant à la nourriture et à des traitements médicaux, en raison du blocus imposé au camp. Le Dr Mokhtar a poursuivi en dénonçant les extrémistes de l’Etat islamique qui surfent sur le chaos en Irak pour commettre des exactions abominables. Il a martelé que les Irakiens en général sont les premières victimes de l’EI. Les bombardements américains ne règleront pas le problème, a-t-il expliqué, c’est aux Irakiens de mettre fin à ce phénomène sauvage qui n’a rien à voir avec l’islam

Tahar Boumedra, ancien directeur du bureau des droits de l'ONU à Bagdad, a déclaré que, selon le protocole d'accord signé entre l'ONU et l'Irak, l'ONU avait promis que les Achrafiens seraient transférés au camp Liberty et qu'aucun n’y resterait plus de 6 mois, or à présent cela fait plus de 3 ans.

Boumedra a également déclaré que l'ONU avait promis d'accorder aux Achrafiens le statut de réfugié d'Achraf durant ces six mois, et qu’à ce jour, personne n’a obtenu ce statut. Il a ajouté : «l'ONU a trompé ceux d'Achraf», avant d’ajouter que l'ONU devait présenter des excuses. Se référant aux 7 Achrafiens qui ont été enlevés, Boumedra a déclaré : «Qu'est-ce qui va se passer pour les 7 kidnappés? Nous savons très bien que les personnes enlevées sont dans les prisons irakiennes. »

La réunion de Genève, qui a eu lieu pour le 26e anniversaire du massacre de 30.000 prisonniers en 1988, accueillait de nombreux intervenants qui ont dénoncé l'influence du régime iranien au Moyen-Orient, et saluer le travail accompli par la Résistance iranienne pour avoir dénoncer les agissements de Téhéran dans toute la région.

L’eurodéputé irlandais Peter Mathews s’en est pris à l'ONU et de son manque de réaction face aux crimes en Iran et au camp Liberty. « L'ONU devrait se nettoyer les oreilles et écouter davantage », a-t-il dit.

Maryam Radjavi a demandé « où se trouve l'ONU? Quel rôle a-t-elle joué ? » Elle a poursuivi en affirmant que l'ONU avait échoué à assumer ses responsabilités en Syrie, en Irak, et au camp d'Achraf. Les Nations Unies ont aussi collaboré avec le gouvernement Maliki en Irak dans le transfert forcé des habitants tout en s'abstenant de mener une enquête sur le massacre de 52 habitants d’Achraf le 1er septembre 2013, a-t-elle regretté.

Sur le massacre des prisons politiques, Maryam Radjavi a déploré que la justice n’avait pas été rendue et que les responsables étaient toujours libres et même au pouvoir, comme l’actuel ministre de la justice de Rohani qui a fait partie de la commission ayant prononcé les milliers de peines de mort en 1988.

«Nous attendons toujours que justice soit faite pour le massacre de 1988», a aussi déclaré Julie Ward, eurodéputée britannique du Groupe de l'Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates.

Il a également été question de l'ensemble du Moyen-Orient et des conflits en Irak et en Syrie, et comment le régime iranien en est la cause. La dirigeante de l’opposition iranienne a déclaré que les mollahs se tiennent derrière tous ces conflits, et qu’ils sont dangereux non seulement pour la région, mais pour le monde entier.

La délégation de haut niveau de la Coalition nationale des forces révolutionnaire et de l'opposition syrienne, avec son vice-président, a interpellé l’ONU « Où est la communauté internationale? Où sont les droits de l’homme ? » La délégation a mis en garde : si rien n'est fait, le conflit syrien va engloutir toute la région. Elle a réclamé une action de la cour pénale internationale contre les responsables des crimes sans nom commis en Syrie.


IRAN 
JUIN 2019

 19 exécutions

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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