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Communiqué de presse du Parlement européen – Les amis d'un Iran libre

Depuis le mardi 12 août 2014, les forces irakiennes stationnées à l’extérieur du camp Liberty près de l'aéroport de Bagdad empêchent tout approvisionnement en carburant du camp où quelque 2800 réfugiés sans défense, dont 800 femmes, membres de l'OMPI de l'opposition iranienne, sont détenus dans des conditions proches de la détention.

En raison des restrictions imposées par le gouvernement irakien, l'électricité au camp Liberty est déconnectée du réseau national et l'électricité n'est fournie que grâce à des générateurs électriques fonctionnant avec du carburant.

Après deux semaines de blocus, le carburant qui restait est désormais épuisé. Toutes les infrastructures et les besoins élémentaires dépendent de l'électricité fournie par ces générateurs.

En conséquence, depuis le 26 août, au matin, le pompage de l'eau au camp Liberty est complètement arrêté. Les climatiseurs dans le camp ont également cessé de fonctionner.

Ainsi, en plus de l'absence d'électricité, les habitants sont désormais confrontés à une grave crise de privation d'eau qui menace leur vie.

Lundi 25 août, un certain nombre d’habitants, y compris un groupe de femmes, ont été victimes d’un coup de chaleur et emmenés à la clinique du camp dans des conditions désastreuses. Dans de telles circonstances, avec la chaleur extrême qui sévit en Iraq,  vivre dans des baraquements métalliques est insupportable et tous les jours des habitants sont victimes de coups de chaleur.

Au cours des mêmes jours, le gouvernement irakien a empêché des malades qui avaient des rendez-vous chirurgicaux urgents à l'hôpital de Bagdad de quitter le camp. Un des patients atteint de cancer se trouve à présent dans un état critique.

Ces réfugiés, qui sont tous des « personnes protégées » en vertu de la 4ème Convention de Genève, et dont le statut de réfugié a été une fois de plus vérifié individuellement par le HCR, ont été transférés au camp Liberty sur les assurances spécifiques des autorités de l'ONU, des États-Unis et de l'Union européenne qui ont promis que leur sûreté et leur sécurité seraient assurées par les autorités irakiennes.

Il est maintenant temps pour nous, l'ONU et l'UE de prendre des mesures immédiates pour mettre fin à ce siège inhumain et mortel. Empêcher l'accès à l'électricité et à l'eau dans l'extrême chaleur du désert atteignant 48 ° C, est un cas flagrant de crime contre l'humanité dont les auteurs doivent être poursuivis.

Gérard Deprez, député européen
Président des Amis d'un Iran Libre au Parlement européen (FOFI)