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Agence Belga, Bruxelles, 19 novembre - Le Comité belge des parlementaires et bourgmestres pour un Iran démocratique s'est réuni mardi au Parlement afin de souligner la gravité de la situation des droits de l'Homme dans le pays. Les élus présents ont rappelé que plus de 1.000 personnes ont été exécutées depuis l'entrée en fonction d'Hassan Rohani, considéré comme un modéré, en tant que président de la République islamique en août 2013.

"Un Iran libre et démocratique est impossible avec le régime actuel." C'est par ces mots que Dirk Claes, bourgmestre de Rotselaar et président du Comité, a ouvert la réunion de mardi à laquelle assistaient une vingtaine de membres de la communauté iranienne de Belgique. "Shirin Ebadi (Prix Nobel de la Paix 2003, ndlr) a récemment déclaré que la situation des droits de l'Homme en Iran n'est pas meilleure sous Rohani qu'elle ne l'était sous Ahmadinejad", a rappelé Alejo Vidal Quatras, qui fut vice-président du Parlement européen de 1999 à 2014, pour corroborer ses propos.

Parmi les principaux griefs formulés à l'égard de Téhéran figurent les violences exercées contre les femmes. Les attaques à l'acide se multiplient contre des Iraniennes accusées de "mal porter le voile". Le mois passé, le pays a focalisé les critiques de l'opinion internationale pour l'exécution de Reyhaneh Jabbari, une jeune femme de 26 ans condamnée pour avoir tué son violeur. "Les femmes sont une vraie force pour s'opposer à ce régime", a déclaré Nele Lijnen, députée fédérale, qui s'est félicitée du rôle joué par la présidente du Conseil national de résistance iranienne, Maryam Rajavi, dans cette lutte.

Le Comité a par ailleurs tenu à appeler les Etats-Unis et l'Union européenne à la prudence dans les négociations relatives au dossier nucléaire iranien actuellement menées à Vienne. Les différentes parties doivent aboutir à un accord pour le 24 novembre. "Il faut absolument empêcher ce régime de développer l'arme atomique", a tonné Dirk Claes.

Les élus présents ont également fustigé le rôle joué par Téhéran dans l'émergence de l'Etat islamique. "Le régime iranien a la même idéologie que l'EI", estime Paulo Casaca, qui fut député européen de 1999 à 2009. "Collaborer avec Téhéran pour combattre l'EI est une mauvaise idée. Ce n'est pas la solution mais une partie du problème", a embrayé Dirk Claes.