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Iran Manif - Voilà une semaine que le comité irakien de répression d'Achraf, dépendant des services du Premier ministre, annonçait à grand renfort de conférence le déplacement forcé des résidents d'AChraf vers un désert du sud de l'Irak. Passons sur le fait qu'ici et là dans la presse il promettait un déplacement de 3400 personnes en trois heures et vers un seul hotel de Bagdad avant la traversée du désert.

Veni, vidi et reparti à vide. Le convoi est arrivé, il a bien tourné dans toutes les rues d'Achraf et il est reparti sans personne. Parcontre la presse qui avait été conviée en grand nombre en a profité après un an d'interdiction pour interviewer une floppée d'Achrafiens.


Voilà le récit de la journée publié sur le site du CNRI : http://www.ncr-iran.org/fr/content/view/7043/1/

Vers 11h30 locale, ce matin, mardi 15 décembre, 37 véhicules de police et plusieurs responsables irakiens membres du comité irakien de répression dit « comité de fermeture d’Achraf », sont entrés à Achraf. Près d’une cinquantaine de journaliste, photographes et caméramans sont arrivés avec ce convoi. Après un an d’interdiction des médias à Achraf, le porte-parole du gouvernement irakien, la semaine dernière, avait invité la presse à réaliser des reportages, prendre des films et des photos des personnes ne voulant pas rester dans le camp et, selon l’appel du comité irakien, désireuses de partir.

Les Moudjahidine d’Achraf n’ont opposé aucune opposition ni posé aucun obstacle à l’entrée de la police à Achraf et avaient ouvert toutes les portes de toutes les installations pour une inspection de la police, des autorités irakiennes et de la presse.

Les forces de police se sont déployées dans les rues et aux carrefours principaux d’Achraf. Puis les responsables du comité irakien venant des services du Premier ministre de ce pays, ont demandé à voir et à parler aux représentants de l’OMPI. Les représentants de l’OMPI ont déclaré être prêts à les rencontrer uniquement s’il n’était pas question de déplacement forcé. Les responsables irakiens ont répondu qu’il n’était pas question de déplacement contraint et forcé.

Les représentants de l’OMPI se sont alors rendus à la rencontre à la fin de laquelle, ils ont déclaré en présence de la presse : Les résidents d’Achraf ont décidé librement de rester à Achraf. Une décision prise par chacun d’entre, au cours de 19 jours d’entretiens individuels menés hors du camp et annoncée aux responsables du ministère irakien des Droits de l’homme en présence de d’officiers américains. Contrairement aux dirigeants en Iran, ils respectent le droit de souveraineté de l’Irak. Mais un déplacement forcé par des forces armées ou des méthodes sauvages qui les 28 et 29 juillet dernier à Achraf ont fait 11 morts et 500 blessés, ne sont pas un signe de souveraineté de l’Irak mais du vol de cette souveraineté par la dictature religieuse au pouvoir en Iran. D’autant plus que les résidents d’Achraf bénéficient du statut de personnes protégées en vertu de la IVe convention de Genève et que leur déplacement forcé est une violation manifeste des lois régissant les droits de l’homme, du droit humanitaire international et des Conventions de Genève. Cela fait 24 ans qu’ils vivent à Achraf, et Achraf est leur lieu de résidence et leur foyer.

D’autre part, les forces irakiennes, après la rencontre avec les représentants de l’OMPI, ont déversé une multitude de brochures dans les rues et les installations diverses et ont annoncé par haut-parleurs « le gouvernement irakien est décidé à déplacer les résidents de ce camp vers un autre lieu », et « les volontaires peuvent se présenter au centre de la police ou à chacune des patrouilles ».

Les responsables du comité et les forces irakiennes, accompagnés de la presse, se sont rendus dans diverses installations d’Achraf où ils ont discuté avec de très nombreux résidents. Ils leur ont demandé de partir d’Achraf et d’aller s’installer dans des hôtels de plusieurs étoiles à Bagdad. Mais contre toute attente et tous les appels répétés, pas même un seul Moudjahidine d’Achraf n’a accordé d’attention à cette mise en scène. Les minibus amenés pour le déplacement sont repartis à vide.

Il est à noter également que dans la flopée de brochures au goût des mollahs, figuraient des mensonges scandaleux sur le massacre des résidents d’Achraf les 28 et 29 juillet dernier. Or les films et les photos de l’attaque criminelle des forces irakiennes armées de massues, de barres de fers et de haches contre les résidents sans armes et sans défense d’Achraf ont soulevé l’indignation des consciences et défenseurs des droits de l’homme dans le monde.

Vers 15h00 locale, les responsables et les forces irakiennes ont quitté Achraf avec la presse, alors que beaucoup d’Achrafiens voulaient encore dialoguer avec les journalistes.

Tout en soulignant que la décision illégale du gouvernement irakien concernant ce déplacement qui est un prélude à une autre grande catastrophe humanitaire pour les résidents d’Achraf, la Résistance iranienne appelle l’ONU et le gouvernement américain à garantir la protection des résidents d’Achraf et à empêcher leur déplacement forcé et de nouvelles violences à leur encontre

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 15 décembre 2009