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Iran Manif - Les bourreaux en Iran ont frôlé le millier d'exécutions en 2015. C'est le constat effroyable que vient de faire le rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits humains dans ce pays. Un pays où il n'a toujours pas pu mettre les pieds, tant les mollahs craignent de voir leur cruauté exposée alors qu'ils dépensent des milliards à se forger à l'étranger une image de réformateurs bon teint, via leur président, Rohani, dont ils vendent le sourire à toutes les sauces. Raté !

Raté, parce que ce courageux rapporteur spécial, Ahmed Shaheed révèle que c'est sous la présidence de Rohani que les exécutions ont explosé tous les compteurs. Il avance le chiffres de 996 pendaisons, «le plus haut niveau depuis deux décennies». Le site Iran Manif en avait répertorié de son côté 966 et c'est sans compter toutes les exécutions clandestines jamais annoncées par les autorités.

Ahmed Shaheed condamne des exécutions d'adolescents de moins de 18 ans au moment des délits qui leur sont imputés et parfois au moment de l'exécution, ce qui est « strictement et sans équivoque interdit par le droit international ».

Il explique qu' « un grand nombre de ces exécutions sont liées au trafic de drogue. Dans le droit iranien, la possession de 30 grammes d'héroïne ou de cocaïne est passible de la peine capitale ». 

Or il arrive bien souvent que le prétexte de la drogue serve à cacher des exécutions politiques. 

«Je continue à recevoir des témoignages fréquents et alarmants sur le recours à l'isolement prolongé ou le confinement au secret, à la torture et aux mauvais traitements, sur le manque d'accès à un avocat ou l'utilisation comme preuves de confessions obtenues sous la torture», note-t-il. Des journalistes, militants, membres de minorités ethniques et religieuses et des opposants  «dépérissent actuellement dans des prisons ou des centres de détention en Iran», a-t-il déploré.