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Iran Manif - Avec les rapports de l'ONU qui ne cessent de dénoncer les centaines d'exécutions en Iran, les mollahs ont mis la pédale douce et s'abstiennent d'annoncer les pendaisons. Au sein des prisons également, les autorités colmatent les fuites et font en sorte que rien ne se sachent. Le rapport du réprésentant spécial de l'ONU Ahmed Shaheed sur la situation des droits humains en Iran a jeté  l'effroi dans le monde et toute la campagne de relations publiques lancée par Rohani en Europe s'est effondrée comme un château de cartes : 966 exécutions en 2015. Quid de la modération?

 

Cependant chassez le naturel et il revient au galop. Ainsi après avoir annoncé en février l'exécution de tous les hommes d'un village dans la province du Balouchistan (sud-est de l'Iran), un homme a été pendu à Ghazvine dnas le nord-ouest du pays le 10 mars. 

Cependant pour marquer les esprits en cette période de fête en Iran, avec la célébration du Nouvel An perse Norouz ce dimanche, la cour suprême des mollahs vient de confirmer la peine d'une jeune de 23 ans qui consiste à lui arracher un oeil. Lors d'un incident où les parents de ce jeune homme avaient été pris à partie par un groupe, Jalal, le condamné, avait saisi la béquille cassée de sa mobilette pour faire peur aux agresseurs et l'avait brandie en leur diection tout en courant vers  eux. Arrivé sur place il les avait menacés, quand soudain un homme s'est retourné heurtant en plein visage la béquille. La blessure lui fait perdre un oeil. Jalal au tribunal a plaidé l'accident et qu'il n'avait pas eu l'intention de faire de mal, juste d'intimider.

La cour suprême après avoir "étudié le dossier" a confirmé la loi du talion. Jalal aura bien un oeil arraché conformément à l'article 404 du code pénal qui précise: "si quelqu'un porte atteinte à l'oeil d'une personne et le prive de la vue, il recevra en vertu du talion le même chatiment ". 

Rohani qui estime que les centaines d'exécutions sont l'application de la loi et qu'il ne les a jamais condamnées, n'a pas levé le petit doigt pour demander la grâce du condamné.