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Iran Manif - La Résistance iranienne avait lancé un appel le 22 mai à sauver une dizaine de prisonniers placés en isolement à la prison de Gohardacht en Iran. Dans ce vaste abattoir, comme le surnomment les détenus, les exécutions collectives se font à foison.

 

A l'aube du 25 mai, les mollahs ont pendu ces dix jeunes de 22 à 25 ans. Plus un autre, emprisonné à l'âge de 16 ans. Il s'appellait Mehdi Radjaï. Le régime iranien ne s'embarrasse pas de l'âge de ses victimes. Soit il les pend encore mineurs, soit il les condamne à mort au seuil de l'enfance, puisque qu'une petite fille de 9 ans est considérée adulte par cette dictature fanatique, et donc pouvant être condamnée à mort. C'est la loi dans ce régime sans loi.

Mehdi vient s'ajouter à la longue liste de mineurs pendus qui a fait de ce régime le recordman du monde en la matière.

Si le régime iranien jouissait de la moindre stabilité, il n'exécuterait pas à tour de bras. S'il bénéficiait de la moindre légitimité, il n'éliminerait pas par centaines la force vive du pays dans les prisons. Si les mollahs ne connaissaient pas une crise économique majeure qui écrase de misère la population, ils ne feraient pas cet usage débridé des potences. S'ils remportaient qu'une demi victoire en Syrie, en Irak ou Yémen, qu'ils ont mis à feu et à sang, au lieu de n'en rapatrier que les cercueils de leurs commandants, ils n'auraient pas besoin d'exécutions pour remonter le moral de leurs troupes.

A tous ceux qui en Occident louent "l'ouverture" des mollahs de Téhéran, il est bon de rappeler l'ouverture des trappes en Iran, 58 au mois de mai seulement.

A tous ceux qui se frottent les mains en rêvant de contrats juteux, il est bon de rappeler que les mains qu'ils vont serrer et les pompes qu'ils vont cirer, dégoulinent de sang.

A tous ceux qui s'apprêtent à recevoir à une table ronde l'émissaire des mollahs, Javad Zarif, pour parler de "diplomatie économique", on peut rappeler qu'il traine avec lui 177 exécutions en 2016, sans compter les 966 de 2015, et qu'il n'a jamais condamné ce carnage.

On ne peut faire d'économie sans un gramme d'éthique, à moins de nourrir la bête qui nous dévorera: l'intégrisme et le terrorisme.

Il est possible et nécessaire d'exiger dans chaque contrat la fin des exécutions en Iran, quels que soient la marque du costume et la taille du sourire des bourreaux. 

 

 

 

IRAN 
NOVEMBRE 2019

 14 exécutions

Soulèvement national

1000 manifestants tués

4000 blessés

12.000 arrestations

dans 187 villes insurgées

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions; Octobre: 23 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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