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Jeremy Hunt a dit qu'il y avait une énorme différence entre les deux femmes détenues et que Mme Zaghari-Ratcliffe est innocente.

The National - L'Iran s'est retiré d'une offre d'échange de la prisonnière anglo-iranienne Nazanin Zaghari-Ratcliffe contre une Iranienne détenue en Australie. Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif avait suggéré mercredi un échange entre Nazanin Zaghari-Ratcliffe, emprisonnée à Téhéran pour sédition, et Negar Ghodskani, une Iranienne détenue en Australie avec un mandat d'extradition américain.

Mais jeudi, il a annulé l'offre, disant que le cas de Mme Zaghari-Ratcliffe ne pouvait pas être pris en compte dans un échange de prisonnières. Il s'agissait d'un "cas à part".

Le ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt avait précédemment dénoncé comme un stratagème diplomatique "vil", la proposition d'un échange de prisonnier pour cette mère britannique, déclarant qu'il y avait une "énorme différence" entre les deux femmes.

"La femme incarcérée en Australie fait l'objet d'une procédure régulière, d'une procédure légale appropriée, et elle est accusée d'avoir commis un crime très grave ", a déclaré M. Hunt. "Nazanin Zaghari-Ratcliffe est innocente. Elle n'a rien fait de mal.

"Ce qui est inacceptable dans ce que fait l'Iran, c'est qu'il met des innocents en prison et s'en sert comme levier. Ils disent : "On ne relâchera cette Britannique innocente que si vous faites quelque chose qui nous convient diplomatiquement."

Richard Ratcliffe, le mari de Mme Zaghari-Ratcliffe, qui a fait campagne pour sa libération, s'est dit "pris au dépourvu" par cette offre en suivant le discours de M. Zarif sur Twitter. A ses yeux, ce n'est pas la "voie à suivre". "C'est clairement une chose encourageante qu'il ait parlé explicitement de sa libération ", a déclaré M. Ratcliffe. "En même temps, la lier publiquement à une grosse affaire compliquée quasi impossible à réaliser parce qu'elle a été rendue publique pourrait facilement être une tactique de déplacement."

Mme Zaghari-Ratcliffe a travaillé pour la Fondation Thomson Reuters et a été arrêtée en 2016 alors qu'elle rendait visite à des parents pour le Nouvel An persan. Les autorités iraniennes l'ont accusée de comploter contre le gouvernement et lui ont infligé une peine de cinq ans de prison pour sédition. La Grande-Bretagne a pris la mesure inhabituelle de lui accorder sa protection diplomatique pour tenter de la libérer.

Mme Ghodskani, résidente légale en Australie, a été arrêtée en 2017 après que des procureurs américains eurent déclaré qu'elle recherchait une technologie de communication numérique américaine en se présentant comme une employée d'une société malaisienne. Les procureurs américains ont déclaré qu'elle envoyait la technologie à la société iranienne Fanamoj, qui travaille dans la radiodiffusion publique. Les deux femmes ont été séparées de leurs jeunes enfants pendant leur détention.

M. Ratcliffe a également été séparé de sa fille Gabriella, qui était avec sa mère lorsqu'elle a été détenue en Iran et qui est restée dans le pays avec ses grands-parents. La perspective d'un retour possible de Gabriella en Grande-Bretagne après son cinquième anniversaire en juin prochain rend Mme Zaghari-Ratcliffe encore plus angoissée, a-t-il dit.

M. Ratcliffe a déclaré que sa femme avait été revigorée par la décision du gouvernement britannique d'accorder sa protection diplomatique en mars. Mais il a dit que "d'une manière générale, son moral baisse peu à peu maintenant".

Robert O'Brien, l'envoyé spécial de Donald Trump pour les affaires des otages, a déclaré au National ce mois-ci qu'il n'y aurait " aucune concession, aucun échange de prisonniers, aucune valise d'argent" pour obtenir la libération des citoyens américains.

Il a également déclaré que M. Zarif avait renié sa promesse de libérer Siamak Namazi, un citoyen américain qui vivait à Dubaï et qui a été emprisonné en Iran en 2015.

M. Trump a signalé que le rapatriement des prisonniers détenus dans le monde entier est une priorité pour son administration, mais il a eu peu de succès avec l'Iran.

 

IRAN 
NOVEMBRE 2019

 3 exécutions

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions; Octobre: 23 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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