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Iran Manif - Selon un communiqué des militants des droits de l'homme et de la démocratie en Iran, un grand nombre de partisanes des mères en deuil sont détenues à l'isolement dans la section 209 de la prison d'Evine sous des tortures intolérables.

Les attaques contre les partisanes des mères en deuil ont commencé au matin du 6 février pour culminer dans la nuit du 8 février. Les agressions commises par des agents des services de renseignement, le Vevak, ont commencé à partir de 22h30 et se sont poursuivies jusqu'à 3h00 du matin. Après ces agressions, au moins sept mères ont été arrêtées et transférées à l'isolement dans la section 209 de la prison d'Evine. Plus de cinq agents du VEVAK ont participé à chaque raid, menés avec une brutalité sans limite. Des agents en civil qui vivaient à proximité des domiciles des mères, ont participé à la coordination et l’exécution de ces attaques.

Parmi les nombreuses mères arrêtées, figurent :

1. Mme Goli, 49 ans, mariée et mère de deux enfants. Elle a été arrêtée chez elle le 6 février, à 3h00 du matin.

2. Mme Elham Ahsani, 27 ans, médecin spécialiste. Elle est également défenseur des droits des enfants sans-abri et des enfants qui travaillent.  Elle aide les femmes atteintes du sida. Elle a été arrêtée dans la nuit du 8 février à 22h30. Elle est toujours en détention, et aucune nouvelles la concernant n’a filtré. 

3. Mme Jila Akramzadeh, 49 ans, a été arrêtée le 8 février vers 23h30, et transférée à la section 209 de la prison d'Evine.

4. Le Dr Leila Seifollahi a été arrêtée dans la nuit du 8 février et emmenée vers une destination inconnue.
 
5. Mme Fatemeh Rastegari, mariée, deux enfants, a été arrêtée dans la nuit du 8 février, et emmenée au quartier 209 de la prison d'Evine.

6. Mme Farzaneh Zinali, 53 ans, mariée et mère de deux enfants.  Elle se rendait à un rassemblement de protestation de mères en deuil au parc Laleh, quand elle a été enlevée par des agents du vevak.

Depuis ces arrestations, les familles se sont rendues au tribunal de la révolution et à la prison d'Evine pour obtenir des informations sur leurs proches. Les agents de sécurité, employés autribunal de la révolution et à la prison d'Evine, les ont traitées violemment et n’ont pas répondu à leurs questions. Ils humilient les familles et les menacent.

Les partisanes des mères en deuil se battent pour la justice aux côtés des mères de ceux qui ont perdu la vie à la suite des tortures infligées par Esmail Ahmadi Moghaddam et Ahmad-Reza Radan (chef des forces de sécurité) au camp de la mort Kahrizak ou qui ont été assassinés par les forces de sécurité de l'Etat, les agents en civil et les miliciens du Bassidj. Ils ont d’autres enfants incarcérés dans les prisons du régime.

Les mères en deuil et leurs partisanes se réunissent au Parc Laleh tous les samedis pour exiger l'arrestation et le procès de ceux qui ont ordonné et exécuté les massacres en Iran. Elles se recueillent également aux côtés des mères endeuillées dans les cimetières où sont enterrés les martyrs pour la liberté du peuple iranien. Elles l’ont fait par exemple pour les anniversaires de Neda Agha Soltan et Ashkan Sohrabi. Jusqu'à présent, en réponse à leurs revendications légitimes, les mères et leurs partisanes ont été confrontées aux matraques, aux insultes, aux arrestations, à l'isolement et à la torture.