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Iran Manif - C'est Khomeiny qui de son vivant en Iran a lancé cette fatwa, un décret religieux qui ne repose sur rien d'autre que sa haine viscérale des femmes et sa peur de leur engagement politique. Car dès son arrivée au pouvoir, la première décision de ce dictateur intégriste a été de réprimer la moitié de la société iranienne avec son fameux "un coup ou le voile sur la tête" pour imposer par la violence le code vestimentaire obligatoire à toutes les femmes et … commencer à les écarter de la scène politique, économique et sociale.

 

Avec ses bandes de matraqueurs qui sévissaient pour les forcer à porter le tchador, les femmes voilées ou non se sont déversées dans les rues d'Iran 27 avril 1981 pour manifester qu'elles n'étaient pas prêtes à perdre leur liberté si durement conquise pendant la révolution contre le chah. Des cortèges impressionnants de dizaines de milliers de femmes ont traversé Téhéran et les grandes villes iraniennes. Jeunes et vieilles, de toutes les couches sociales, traditionnelles ou modernes, les femmes ont dit non à Khomeiny et aux mollahs. Beaucoup se souviennent qu'à cette époque, la sécurité des femmes non voilées dans les immenses cortèges de manifestantes, étaient assurée en partie par des jeunes filles en foulard qui combattaient le dévoiement de l'islam par les mollahs intégristes et misogynes. Elles adhéraient à l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI), le plus grand et plus organisé des mouvements de résistance démocratique. En plus d'être foncièrement anti-intégriste, l’OMPI donnait déjà aux femmes toute leur place politique. De fait, principale cible de la répression en Iran, l'OMPI déplore 120.000 exécutions politique dont 30% de femmes, un taux sans précédent.

Ainsi donc le régime des mollahs s'est retrouvé au déclenchement de la répression totale en juin 1981, face la résistance des femmes. Des milliers de jeunes filles ont été arrêtées dans les rues. Un phénomène que l'Iran n'avait jamais connu. Les prisons étaient pleines et les tortures les plus brutales n'avaient pas raison de leur détermination à défendre la liberté. 

Alors Khomeiny a dégainé l'arme suprême, qui est toujours en vigueur dans les centre de détention du pays: le viol, massif, autorisé à vaste échelle pour briser la  résistance des prisonnières, pour décourager les femmes de s'engager en politique. Le viol des jeunes détenues vierges avant leur exécution "pour qu'elles n'aillent pas au paradis". Des tournantes, en toute légalité et légitimées par les fascistes religieux, pour des adolescentes, de jeunes musulmanes qui défendaient la liberté des femmes, un islam égalitaire, et qui pour tout crime avaient vendu des journaux ou manifesté dans la rue.   

Ainsi, combien de parents au matin en Iran ont été réveillés par la sonnerie à la porte de leur domicile où ils ont trouvé un pasdaran tout sourire leur rapportant les vêtements de leur fille, sa "femme", violée la veille et fusillée au matin. Combien de parents ont succombé à des infarctus à l'annonce de cette double peine.

Zahra Kazemi

Les filles dans les prisons ont été systématiquement violées par les gardiens et les tortionnaires, à tous les âges, des ados aux grand-mères. Les mollahs ont même créé ce qu'on appelle des "quartiers résidentiels" dans les prisons dont peu de femmes sont revenues vivantes, mais folles, et où elles étaient livrées au sadisme de leurs bourreaux. Mais ce supplice n'a pas non plus épargné les hommes.

Cette arme politique est toujours en vigueur. En 2003, on se souvient de la photographe irano-canadienne Zahra Kazemi, emprisonnée et horriblement mutilée par des viols sauvages qui lui ont coûté la vie parce qu'elle avaient eu l'audace de photographier des parents de détenus devant la prison d'Evine de Téhéran.

Taraneh MoussaviEn 2009, lors de la révolte générale post-éléctorale, les mollahs ont arrêté des manifestants à tour de bras. Beaucoup de jeunes, filles et garçons, appartenant au sérail ont fait la terrible expérience des viols en prison. Comment oublier la si belle Taraneh Moussavi, arrêtée, violée en détention et dont le corps a été retrouvé carbonisé près de la ville de Qazvine.

Comment s’étonner alors que l’ersatz des mollahs, les intégristes de Daech, fassent du viol une de leurs armes favorites contre les femmes quand ils constatent qu’il est légiféré en Iran depuis 38 ans ?

 

IRAN 
NOVEMBRE 2019

 9 exécutions

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions; Octobre: 23 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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