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Iran Manif - "Maintenant, il n’y a plus de différences entre les hommes, les femmes, les enfants, qui fuient leur pays ; pays qui sont soumis aux bombardements, victimes pour les femmes des viols, des lapidations, des pendaisons. Cette parité dans le malheur, les femmes de tous ces pays l’ont hélas", a déploré Anissa Boumediene, ancienne première dame d'Algérie dans une intervention le 27 février dans une conférence à la Défense en présence de Maryam Radjavi, dirigeante de l'opposition iranienne.

La juriste et islamologue algérienne a ajouté  :

D’abord, parce que, dans les pays occidentaux, naguère on réclamait la parité, à juste titre, entre les hommes et les femmes. Et maintenant je constate que cette parité existe dans les pays les moins développés. Et cette parité, c’est quoi ? C’est la parité dans le malheur. Car maintenant, il n’y a plus de différences entre les hommes, les femmes, les enfants, qui fuient leur pays ; pays qui sont soumis aux bombardements, victimes pour les femmes des viols, des lapidations, des pendaisons. Cette parité dans le malheur, les femmes de tous ces pays l’ont hélas. Et elle est créée par qui ? Par des gens, des hommes et même aussi des femmes qui se revendiquent de l’islam.

Alors que moi, en tant que spécialiste de l’islam qui ai étudié le Coran à fond, qui ai étudié la sunna, qui ai étudié les hadiths, je ne peux m’empêcher d’être en colère quand j’entends des insanités qui sont dites au nom de l’islam, au nom du Prophète. En effet, prenons quelques exemples très rapidement et bien sûr, l’exemple iranien.

Quand on parle de lapidation, c’était à l’époque au 7ème siècle, à l’époque du Prophète, ça pouvait être la lapidation, ce n’était pas seulement dans les pays arabes. Il y en avait d’autres. Mais, il y avait aussi la roue, la torture. Dans le code civil iranien d’aujourd’hui, au 20ème siècle et 21ème siècle, on va pousser le sadisme jusqu’à décrire la taille des pierres avec lesquelles on doit lapider les femmes. Ces pierres ne doivent pas être trop petites parce qu’elles souffriraient et ne mourraient pas. Elles ne doivent pas être trop grosses non plus parce que à ce moment-là elles seraient tuées du premier coup et il faut qu’elles souffrent. C’est la souffrance de la femme. Par exemple, le Coran ne dit absolument pas cela. La sunna non plus ! Les hadiths sahîh, authentiques, du Prophète ne disent surtout pas cela.

Autre chose, où est-ce qu’il y a une interdiction dans le Coran de conduire une voiture ? Mais il n’y avait pas de voitures à l’époque du prophète ! Alors d’où elle vient cette interdiction ? Ça veut dire que les hommes ont fabriqué après des fatwas, des interdictions qui ne s’inspirent pas du tout du Coran, ni du temps du Prophète. Ça n’existe pas, et on met tout ça sur le dos de l’islam et les premières victimes sont les musulmans qui œuvrent pour un islam juste, un islam où dans le Coran le mot de miséricorde est répété des milliers de fois.

Dans cette parité du malheur hélas, correspond aussi une parité dans l’égoïsme, parce que ces réfugiés, qui ont préféré affronter la mort et mourir en mer, et parmi eux évidemment il y avait des femmes et des enfants, fuyaient les bombardements dans leurs pays. Ils se sauvaient de toutes les exactions qui pouvaient avoir lieu. Alors ils font face à l’égoïsme des pays auxquels ils demandent refuge. Mais je souhaiterais personnellement, que face à cette parité dans l’égoïsme face à la parité dans le malheur, il y ait enfin une parité dans la fraternité et dans l’altruisme, parce que ce sont la fraternité et l’altruisme qui peuvent sauver les hommes. Parce que si chaque homme, chaque femme se posait simplement cette question : « Et si j’étais à la place de l’autre, qu’est-ce que j’aimerais qu’on me réponde?»

Lire l'intervention en entier