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Iran Manif - "Si les crimes contre l'humanité sont définis comme des actes inhumains dirigés contre une population civile, on peut considérer que les actes des milices dédiées à la « promotion de la vertu et la prohibition du vice », sont des crimes contre l'humanité. L'ONU est donc interpellée pour enquêter sur les souffrances des Iraniennes", a assené la juge Fatoumata Dembele Diarra le 27 février à la conférence des femmes iraniennes à La Défense en présence de Maryam Radjavi.

 

Juge à la Cour pénale internationale, Fatoumata Denbele Diarra a interpelé avec vigueur l'ONU sur les sévices légalisés que subissent les femmes en Iran, s'interogeant à juste titre sur le silence de la communauté interntionale.

"Après avoir lu sur le fonctionnement de la Dictature religieuse des mollahs d'Iran, analysé les lois d'institutionnalisation de la misogynie basée sur la soumission, l'exclusion et l'humiliation des femmes et les traumatismes infligés à elles au nom de la protection de l'honneur et du hijab, je me suis appropriée votre lutte. En effet cette lutte est non seulement légitime mais elle est un devoir qui s'impose à tous les citoyens du monde, notamment les citoyennes éprises de paix et de justice. C'est pour cette raison qu'au lieu d'une déclaration je souhaite partager quelques questions avec vous.

1) Pourquoi la communauté internationale à travers l'Organisation des Nations Unies ne se sent elle pas interpellée par les graves atrocités subies par les femmes iraniennes quotidiennement et de façon permanente?

2) N'est-il pas évident que les lois et les pratiques en Iran permettant le licenciement des juges féminins (pour la seule raison qu'elles sont femmes), rabaissant l'âge du mariage des filles de 18 à 9 ans et confinant les femmes à leur devoir de procréation sont en contradiction avec les principes de la Charte des Nations Unies à laquelle adhère la République Islamique d'Iran?

3) La R.I.I. est-elle exclue du champ d'application de la Déclaration Universelle des Droits de l'homme du 10 décembre 1948?

4) S'il est vrai que les droits de l'homme sont un ensemble de droits essentiels à notre existence comme êtres humains, et que sans ces droits nous ne pouvons exercer pleinement nos qualités humaines, notre intelligence, notre talent et notre spiritualité, devons - nous nous résigner à l'idée que les Iraniennes sont exclues du groupe des humains?

5) Les coups assénés sur la tête des Iraniennes qui ne portent pas le Hijab ou le portent mal ne constituent-ils pas des violations graves de l'intégrité physique et de l'inviolabilité de la personne humaine?

6) Si les lois iraniennes permettent aux pères et grands-pères iraniens de sévir sur leurs épouses, leurs filles et petites filles (adoptives) et d'avoir droit de vie et mort sur elles à la maison en toute impunité, la communauté internationale doit-elle autoriser ce huis clos de tragédies en Iran?

7) Le thème de la 60ème session de la Commission du statut de la Femme qui se tient en ce moment même au siège de l'ONU, est l'autonomisation de la femme et son lien avec le développement durable. Pendant que les Iraniennes sont opprimées et totalement soumises au dictat des hommes, qu'elle stratégie proposera la délégation iranienne en vue d'atteindre cet objectif?"

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